
15 février - 20 février 2027
Buenos Aires (Argentina)
Veuillez noter que chaque participant.e ne peut soumettre qu’une seule proposition par catégorie (panel, table ronde, rencontres d’auteurs, critiques, films, etc.)
Les propositions soumises seront transmises aux responsables du panel qui décideront de leur acceptation. Si une proposition est rejetée, la possibilité de l’inclure dans un autre panel/une autre catégorie sera communiquée.
Note sur l’adhésion
Votre adhésion à la SISR dure 2 ans. Quelle que soit la date à laquelle vous avez payé votre cotisation, elle commence le 1er janvier de l’année suivant une conférence de la SISR et se termine le 31 décembre de l’année de la conférence suivante.
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Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Over the last 15 years, contrary to the irresponsible prophecies of both the ideologues of globalisation and social movements that perceive themselves as progressive, we have witnessed the resurgence of a range of political forces that identify themselves with the right. A phenomenon of global scope, it seemed destined for the museum of political experiences; nevertheless, with different labels and mutually contradictory proposals, these forces are gaining ground in various national contexts.Résumé de la session:
Au cours des 15 dernières années, contrairement aux prophéties irresponsables tant des idéologues de la mondialisation que des expériences sociales se percevant comme progressistes, nous assistons à la résurgence d’un ensemble de forces politiques qui s’inscrivent dans le monde de la droite. Phénomène d’envergure mondiale, il semblait voué au musée des expériences politiques : pourtant, sous des appellations diverses et avec des propositions contradictoires, ces forces gagnent du terrain dans différents contextes nationaux.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Photography and other forms of visual production do more than document religion: they actively participate in producing it. Devotional images, portraits of spiritual leaders, and representations of rituals and pilgrimages contribute to building communities, delineating symbolic boundaries and mediating the sacred. As performative practices, photography and visual productions shape worlds: they define what becomes visible and sayable, create shared imaginaries and draw the contours of the thinkable.Résumé de la session:
La photographie et d’autres formes de production visuelle ne se contentent pas de documenter le religieux: elles participent à le produire. Images dévotionnelles, portraits de leaders spirituels et représentations de rituels ou de pèlerinages contribuent à la construction de communautés, à la délimitation de frontières symboliques et à la médiation du sacré. En tant que pratiques performatives, la photographie et les productions visuelles façonnent des mondes : elles définissent ce qui devient visible et dicible, créent des imaginaires partagés et tracent les contours du pensable.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session explores how contemporary Christian actors perform, imagine and contest futures in a world marked by democratic erosion, ecological breakdown, war, widening inequalities, hardened migration regimes, and renewed authoritarianism. It approaches Christianity not simply as doctrine or institution, but as a contested field in which bodies, narratives, rituals, memories, media practices, and political interventions shape public meanings of order, sense of belonging, visibility of vulnerabilities, processes of reparation, and paths of hope.Résumé de la session:
Cette session examine comment des acteurs chrétiens mettent en scène, imaginent et contestent les futurs dans un contexte d’érosion démocratique, d’effondrement écologique, de guerre, d’inégalités, de durcissement des régimes migratoires et de retour de l’autoritarisme. Elle aborde le christianisme comme doctrine, institution et comme un champ de tensions où corps, récits, rituels, mémoires, pratiques médiatiques et interventions politiques façonnent l’ordre, l’appartenance, la visibilité des vulnérabilités, les processus de réparation et les horizons d’espérance.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Marianism constitutes one of the most dynamic and persistent phenomena of historical and contemporary religiosity in Latin America. In a context of institutional transformations and reconfigurations of the religious sphere, the figure of the Virgin Mary continues to occupy a central place not only as an object of devotion, but as a real and effective presence that intervenes in the daily lives of millions of people and constitutes one of the primary modes of religious engagement on the continent. Within this framework, this session aims to bring together researchers from countries across Latin America to reflect on the contemporary transformations of Marian devotions.Résumé de la session:
Le marianisme constitue l'un des phénomènes les plus dynamiques et persistants de la religiosité historique et contemporaine en Amérique latine. Dans un contexte de transformations institutionnelles et de reconfigurations du champ religieux, la figure de la Vierge Marie continue d'occuper une place centrale, non seulement comme objet de dévotion, mais aussi comme présence réelle et agissante qui intervient dans le quotidien de millions de personnes et constitue l'un des principaux modes d'engagement religieux sur le continent. Dans ce cadre, cette session vise à réunir des chercheurs de différents pays d'Amérique latine afin de réfléchir aux transformations contemporaines des dévotions mariales. Recherches empiriques et réflexions théoriques sur le marianisme contemporain dialogueront autour de trois thèmes : les apparitions mariales à l'époque contemporaine, les transformations historiques du phénomène et les régimes de preuve associés aux miracles. Le premier thème portera sur les apparitions, considérées comme un lieu privilégié pour comprendre les transformations du religieux sur le continent. À partir d'études de cas, la discussion explorera les différentes formes de dévotion, des modalités intimes et intériorisées aux relations plus hiérarchiques ou horizontales. Le deuxième thème abordera les transformations historiques des apparitions et des dévotions mariales en Amérique latine, en examinant comment la figure de la Vierge s'est articulée à différentes échelles et registres : le local et le global, l'institutionnel et le populaire, le public et le domestique. Ce thème vise à situer le marianisme dans le contexte plus large de la circulation du religieux, de ses liens avec les institutions et de la dimension culturelle de la région. Le troisième thème propose d'aborder la question de la preuve des miracles et des apparitions, en s'intéressant aux différents régimes de preuve qui interviennent dans la validation ou la remise en question de ces expériences. Il s'agit de réfléchir à la manière dont les formes de vérification, de crédibilité et d'autorité sont construites et négociées autour de l'extraordinaire, ainsi qu'à la gestion de l'incertitude qui caractérise ces phénomènes. Dans son ensemble, cette session vise à contribuer aux débats contemporains en sociologie et en anthropologie des religions concernant les formes des liens religieux, les régimes de preuve associés et la place qu'occupent les dévotions mariales dans la configuration du religieux en Amérique latine.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In this session we aim to focus on the material dimension of religious phenomena, which has gained increasing relevance in recent years within the social sciences of religion.Résumé de la session:
Session : Matérialités sacréesSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
How do contemporary sensibilities about the body intersect with religious and spiritual life, and with the political turbulences of our present? This session invites sociological perspectives from diverse regional and cultural contexts to examine the entanglements between embodied practices, ethical orientations, and religious or spiritual frameworks.Résumé de la session:
Comment les sensibilités contemporaines à l’égard du corps se lient-elles avec la vie religieuse et spirituelle, ainsi qu’avec les turbulences politiques de notre temps ? Cette session invite à adopter des perspectives sociologiques issues de divers contextes régionaux et culturels pour examiner les liens entre les pratiques corporelles, les orientations éthiques et les cadres religieux ou spirituels.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This research group aims to create a space for reflection on the challenges of studying religion from a material perspective (Mayer). By adopting this perspective, we seek to share theoretical and methodological reflections that explore the study of religion “beyond conceptual experience, including bodily, perceptual, and aesthetic movements” (Fabbri, 2000: 95). However, bearing in mind that the material does not negate semiotics, since “there is no materiality without perception, nor perception without materiality” (Toniol, 2021: 26), the objective is to reflect on the potential of the material perspective for expanding and recognizing modes of perception that are not limited to the cognitive and symbolic aspects of language, but extend to the experience of the sacred, the transcendent (Meyer, 2019), and the supernatural (Orsi, 2015), encompassing the five bodily senses: sight, touch, taste, smell, and hearing (Csordas, 2021). Thus, we welcome submissions that align with the effort to shift the focus of religious studies from organizational structures, belief systems, dogmas, and doctrines to material objects, the body, the environment, and the landscape.Résumé de la session:
Ce groupe de recherche vise à ouvrir un espace de réflexion sur les défis liés à l'étude de la religion dans une perspective matérielle (Mayer). En adoptant cette perspective, l'objectif est de partager des réflexions théoriques et méthodologiques qui explorent l'étude de la religion « au-delà de l'expérience conceptuelle, en incluant les mouvements corporels, perceptifs et esthétiques » (Fabbri, 2000 : 95). Cependant, en gardant à l’esprit que le matériel n’annule pas la sémiotique, car « il n’y a pas de matérialité sans perception, ni de perception sans matérialité » (Toniol, 2021 : 26), l’objectif est de réfléchir aux potentialités de la perspective matérielle pour l’élargissement et la reconnaissance de modes de perception qui ne se limitent pas aux aspects cognitifs et symboliques du langage, mais qui s’étendent à l’expérience du sacré, du transcendant (Meyer, 2019) et du surnaturel (Orsi, 2015), englobant les cinq sens corporels : la vue, le toucher, le goût, l’odorat et l’ouïe (Csordas, 2021). Ainsi, seront acceptés les travaux qui s’inscrivent dans l’effort visant à déplacer le centre d’intérêt des études sur la religion, des structures organisationnelles, des systèmes de croyances, des dogmes et des doctrines vers les objets matériels, le corps, l’environnement et le paysage.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session proposal begins with the theoretical definition of sacred peripheries as groups, organizations, institutions, or networks that occupy peripheral positions within socio-religious fields and therefore possess or develop critical perspectives, alternatives, or responses to the modern Euro-American ontology. Peripheries are relational and situated phenomena, formed within historical social dynamics and specific symbolic and material power relations. Thus, in some contexts, Christianity may be hegemonic, while in others it may function as a sacred periphery; the same applies to other major religions and spiritualities of various scales. This session invites research papers not only from Latin America but also from around the world, analyzing, from multiple social science and humanities perspectives, the ways in which these peripheral socio-religious spaces define, confront, propose, or symbolize global, regional, and local phenomena of uncertainty and the future, with particular attention to their therapeutic dimensions. These studies may address diverse definitions of disease, suffering, and harm, as well as ways to address them through imaginaries and multifaceted therapeutic technologies. In summary, this session explores the various types of therapeutic worlds that sacred peripheries produce and develop in response to the uncertainties of contemporary times.Résumé de la session:
Cette proposition de session part de la définition théorique des périphéries sacrées comme groupes, organisations ou institutions qui occupent des lieux périphériques des camps religieux et qui possèdent ou développent ainsi des visions critiques, alternatives ou dépassantes de l’ontologie moderne euro-américaine. Les périphéries sont des phénomènes relationnels et situationnels, et se composent de dynamiques socio-historiques et de relations de pouvoir symboliques et matérielles particulières. Ainsi, dans certains cas le christianisme peut être hégémonique en de nombreux endroits, mais dans d’autres il est résolument une périphérie sacrée ; et ainsi de suite avec d’autres grandes religions et spiritualités de diverses dimensions. Cette session convoque donc des travaux de recherche non seulement d’Amérique latine mais aussi du reste du monde, qui analysent sous les multiples perspectives des sciences sociales et humaines, les façons dont ces lieux socio-religieux périphériques définissent, affrontent, proposent, symbolisent les phénomènes mondiaux, régionaux et locaux de l’incertitude et du futur particulièrement focalisés sur leurs dimensions thérapeutiques. Celles-ci peuvent présenter les définitions les plus variées de la maladie, de l’affection, des dommages, ainsi que les moyens de les résoudre à travers des imaginaires et des technologies thérapeutiques multiformes. En résumé, cette session explore les différents types de mondes thérapeutiques que produisent et développent les périphéries sacrées face aux incertitudes auxquelles elles sont confrontées dans le temps contemporain.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Research on gender and religion has increasingly highlighted the ways in which religious institutions, actors, and moral frameworks shape family norms, care arrangements, and expectations surrounding marriage, sexuality, and reproduction. Across diverse contexts, religion continues to intersect with the organization of social reproduction and with broader dynamics of inequality, influencing how responsibilities for care, family formation, and moral regulation are defined, institutionalized, and contested.Résumé de la session:
Les recherches sur le genre et la religion ont de plus en plus mis en évidence la manière dont les institutions religieuses, les acteurs et les cadres moraux contribuent à façonner les normes familiales, l’organisation du care et les attentes entourant le mariage, la sexualité et la reproduction. Dans des contextes variés, la religion continue d’interagir avec l’organisation de la reproduction sociale et avec des dynamiques plus larges d’inégalités, influençant la manière dont les responsabilités liées au care, à la formation familiale et à la régulation morale sont définies, institutionnalisées et contestées.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Contemporary migration not only reconfigures belonging; it also transforms the social conditions for projecting into the future. Exposed to regimes of lasting uncertainty—statutory, political, territorial—individuals and groups see their horizons for projection weakened. In these unstable configurations, religion is not reduced to the survival of a tradition or the expression of an identity; it helps to structure anticipations and horizons of expectation (Koselleck, 1979), i.e., symbolic frameworks within which certain trajectories become conceivable, legitimate, or impossible. In migration, these trajectories are inscribed in transnational spaces where authorities, norms, and memories circulate (Glick Schiller et al., 1992; Levitt, 2007), while confronting regimes of precariousness and vulnerability produced by contemporary systems of mobility governance (De Genova, 2002; Fassin, 2010). Religion can then function as symbolic mediation (Geertz, 2007), stabilizing dislocated temporalities, reconfiguring affiliations, and performing continuities where trajectories are marked by discontinuity.Résumé de la session:
Les migrations contemporaines ne reconfigurent pas seulement les appartenances ; elles transforment aussi les conditions sociales de projection dans l’avenir. Exposés à des régimes d’incertitude durable - statutaire, politique, territoriale - individus et collectifs voient leurs horizons de projection fragilisés. Dans ces configurations instables, le religieux ne se réduit ni à la survivance d’une tradition ni à l’expression d’une identité, il participe à structurer des anticipations et des horizons d’attente (Koselleck, 1979), c’est-à-dire des cadres symboliques au sein desquels certaines orientations de trajectoire deviennent envisageables, légitimes ou impossibles. En migration, ces orientations s’inscrivent dans des espaces transnationaux où circulent autorités, normes et mémoires (Glick Schiller et al., 1992 ; Levitt, 2007), tout en se confrontant à des régimes de précarité et de vulnérabilité produits par les dispositifs contemporains de gouvernement des mobilités (De Genova, 2002 ; Fassin, 2010). Le religieux peut alors fonctionner comme médiation symbolique (Geertz, 2007), stabilisant des temporalités disloquées, reconfigurant les appartenances et performant des continuités là où les trajectoires sont marquées par la discontinuité.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Religious ties constitute an important dimension of the transnational social fields linking different regions of the Americas. For decades, migrant communities have maintained close connections with their societies of origin through remittances, travel, trade, and continued migration. Religion has long been part of these connections, sustained through networks of parishes, congregations, lay movements, and faith-based organizations, as well as through the circulation of people, pilgrims, media products, and other religious resources across borders. Religious life across the region is increasingly marked by pluralization and by the circulation of practices, beliefs, and devotional repertoires that often move across institutional and denominational boundaries. This panel examines how religious actors, practices, institutions, and imaginaries intersect with migratory processes across the Americas, shaping them while also being reshaped by them.Résumé de la session:
Les liens religieux constituent une dimension importante des champs sociaux transnationaux reliant différentes régions des Amériques. Depuis des décennies, les communautés migrantes ont maintenu des liens étroits avec leurs sociétés d'origine à travers les envois de fonds, les voyages et le commerce. La religion fait partie de ces connexions, entretenues par des réseaux de paroisses, de congrégations, de mouvements laïcs et d'organisations confessionnelles, ainsi que par la circulation de personnes, de pèlerins et de ressources religieuses. La vie religieuse est de plus en plus marquée par la pluralisation et la circulation de pratiques et de croyances qui franchissent souvent les frontières institutionnelles et confessionnelles. Ce panel examine comment acteurs, pratiques, institutions et imaginaires religieux s'articulent avec les processus migratoires à travers les Amériques.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In terms of classical logic, accepting any contradiction leads to an implosion of meaning. Even within contemporary philosophical logic this approach does not hold (Priest 2001). Rather than approaching contradictions as problems to be resolved, this panel draws on emerging perspectives which question the primacy of consistency and the assumption that contradictions must ultimately be overcome. Instead, this outlook foregrounds the everyday omnipresence, ambiguity, and inevitability of contradictions, and asks how people live with, negotiate, and mobilize them (Febel et al 2023). Contradiction in the sense of talking back (hooks 1992) also encompass a practice of resistance and questioning hegemonic power structures.Résumé de la session:
Du point de vue de la logique classique, accepter la moindre contradiction conduit à une implosion du sens. Même au sein de la logique philosophique contemporaine, cette approche ne tient pas la route (Priest 2001). Plutôt que d’aborder les contradictions comme des problèmes à résoudre, ce panel s’appuie sur des perspectives émergentes qui remettent en question la primauté de la cohérence et l’hypothèse selon laquelle les contradictions doivent, en fin de compte, être surmontées. Au contraire, cette perspective met en avant l'omniprésence, l'ambiguïté et le caractère inévitable des contradictions au quotidien, et s'interroge sur la manière dont les individus vivent avec elles, les négocient et les mobilisent (Febel et al. 2023). La contradiction, au sens de « répondre du tac au tac » (hooks 1992), englobe également une pratique de résistance et de remise en question des structures de pouvoir hégémoniques.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Scholarly interest on spirituality is increasing, with the rise of the 'spiritual but not religious' and within a parallel trend of nature-connection, in many societies. While spirituality has typically not been taken as seriously as religion, at least in political and scholarly spheres, this is now changing as a result of growing recognition of First Nations cultures, as well as awareness of the nexus of spirituality with personal, social and planetary wellbeing.Résumé de la session:
L'intérêt des chercheurs pour la spiritualité est en hausse, avec l'émergence du mouvement « spirituel mais pas religieux » et, parallèlement, d'une tendance à se reconnecter avec la nature dans de nombreuses sociétés. Si la spiritualité n'a généralement pas été prise aussi au sérieux que la religion, du moins dans les sphères politiques et universitaires, cela est en train de changer grâce à une reconnaissance croissante des cultures des Premières Nations et à une prise de conscience du lien entre spiritualité et bien-être personnel, social et planétaire.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Spiritualities, Subjectivities, and Religious Performativities in the Public Sphere seeks to create an academic space for dialogue and exchange among researchers interested in understanding the contemporary transformations of the religious phenomenon in relation to social life. In contexts characterized by the pluralization of beliefs, the diversification of spiritual practices, and the growing visibility of religious expressions across different social arenas, it becomes necessary to deepen the analysis of the ways in which religion intervenes in the configuration of subjectivities, identities, and meanings of life. These dynamics are not limited to the sphere of individual experience; rather, they extend into collective practices, rituals, symbols, and images that produce cultural, social, and political effects in the public sphere. From this perspective, the panel seeks to bring together research that examines the symbolic, bodily, and ritual mediations through which spiritualities and religions gain social presence, as well as the forms of collective action and public participation that emerge from these processes. By fostering the encounter between different theoretical and methodological approaches within the social studies of religion, this space aims to contribute to a broader understanding of the relationships between spirituality, subjectivity, and public life in contemporary societies.Résumé de la session:
Spiritualités, subjectivités et performativités religieuses dans l’espace public vise à créer un espace académique de dialogue et d’échange entre chercheurs intéressés par la compréhension des transformations contemporaines du phénomène religieux dans son rapport à la vie sociale. Dans des contextes caractérisés par la pluralisation des croyances, la diversification des pratiques spirituelles et la visibilité croissante des expressions religieuses dans différents espaces sociaux, il devient nécessaire d’approfondir l’analyse des manières dont le religieux intervient dans la configuration des subjectivités, des identités et des sens de la vie. Ces dynamiques ne se limitent pas au domaine de l’expérience individuelle, mais se projettent dans des pratiques collectives, des rituels, des symboles et des images qui produisent des effets culturels, sociaux et politiques dans l’espace public. Dans cette perspective, la table vise à réunir des recherches qui examinent les médiations symboliques, corporelles et rituelles à travers lesquelles les spiritualités et les religions acquièrent une présence sociale, ainsi que les formes d’action collective et de participation publique qui émergent de ces processus. En favorisant la rencontre entre différents approches théoriques et méthodologiques propres aux études sociales de la religion, cet espace cherche à contribuer à une compréhension plus large des relations entre spiritualité, subjectivité et vie publique dans les sociétés contemporainesSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In this third decade of the twenty-first century, the impact of communication technology via platforms and "social networks" on all aspects of human existence is clearly indisputable, in such a way that specialized literature refers to a "digital existence". As it could not be different, both fields of politics and religion have also been transformed. Much of the political practice in our contemporary world is digital or dependent on digital technology, with greater intensity in electoral campaign periods. For some authors, there would be reasons to affirm that we are facing new structural changes in the "public sphere". From a religious perspective, a similar impact of digital technology can be observed. Not only religious institutions and their authorities make use of digital platforms, but the faithful becomes too increasingly followers of religious accounts on Instagram, Facebook, YouTube, etc. At the same time, digital technology allows each user to act as a political activist with a never-before seen simplicity, morphing into a militant of religious causes and not any longer a mere faithful "follower" who would limit himself to frequenting ceremonies in sacred places.Résumé de la session:
Dans cette troisième décennie du XXIe siècle, l'impact des technologies de communication via les plateformes et les « réseaux sociaux » sur tous les aspects de l'existence humaine est indiscutable, et la littérature spécialisée fait référence à une « existence numérique ». Les deux domaines de la politique et de la religion n’échappent pas à cette évolution. Une grande partie de la pratique politique dans notre monde contemporain est numérique ou dépendante de la technologie numérique, avec une intensité accrue pendant les périodes de campagne électorale. Pour certains auteurs, il y aurait des raisons d'affirmer que nous faisons face à des changements structurels dans la « sphère publique ». D'un point de vue religieux, un impact similaire de la technologie numérique peut être observé. Non seulement les institutions religieuses et leurs autorités utilisent les plateformes numériques, mais les fidèles deviennent de plus en plus adeptes de comptes religieux sur Instagram, Facebook, YouTube, etc. Parallèlement, la technologie numérique permet à chaque utilisateur d'agir en militant politique avec une simplicité jamais vue auparavant, se transformant en militant de causes religieuses et non plus en simple « fidèle » qui se limiterait à fréquenter des cérémonies dans des lieux sacrés.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Across the world, religious competition – competition among religious groups, congregations, denomination, or even larger traditions – is a major force behind political conflict and polarization but it may also play out as a routine element of religious life on the ground. At the same time, competitive settings – which may or may not resemble markets – often create the conditions under which religious messages or “goods” are reframed. As competitors seeking advantages in winning adherents over their opponents often redefine salvation goods in order to make them more attractive, religious competition is also a powerful source of religious change. Finally, religious competition entails challenges to religious authority, i.e. to actors authorized to define legitimate religious, as Max Weber and Peter L. Berger have argued.Résumé de la session:
Partout dans le monde, la compétition religieuse – entre groupes religieux, congrégations, confessions, voire traditions plus larges – est un facteur majeur de conflits et de polarisation politiques, mais elle peut aussi se manifester comme un élément courant de la vie religieuse sur le terrain. Parallèlement, les contextes concurrentiels – qui peuvent ou non ressembler à des marchés – créent souvent les conditions d'une reformulation des messages ou des « biens » religieux. Dans la mesure où les concurrents cherchent à prendre l'avantage sur leurs adversaires en redéfinissant fréquemment les biens du salut pour les rendre plus attractifs, la compétition religieuse est également une puissante source de changement religieux. Enfin, comme l'ont soutenu Max Weber et Peter L. Berger, la compétition religieuse remet en question l'autorité religieuse, c'est-à-dire les acteurs habilités à définir la légitimité religieuse.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The Muslim World has been in the center of the recent transformations and crisis of the international political and legal order such as the genocide done by Israel in Gaza since 2023; the retraction of Iran and its allied forces, such as Hizbollah, in the regional scene of the Middle East; the deepening of the Israeli occupation and annexation of the West Bank, together with the hardening of its apartheid legal and political structures; the fall of the Baathist regime in Syria and its replacement by a reformed Sunni Islamist government in 2024; and the ongoing Israeli-American war against Iran, which has been spreading to the rest of the Middle East. These transformations have far-reaching political and economic consequences, as well as religious ones, such as the emergence of millenarian or political religious worldviews and forms of mobilization.Résumé de la session:
Le monde musulman a été au centre des récentes transformations et crises de l’ordre politique et juridique international, comme le génocide perpétré par Israël à Gaza depuis 2023 ; le retrait de l’Iran et de ses forces alliées, comme le Hezbollah, sur la scène régionale du Moyen-Orient ; l'approfondissement de l'occupation israélienne et l'annexion de la Cisjordanie, ainsi que le durcissement de ses structures juridiques et politiques d'apartheid ; la chute du régime baathiste en Syrie et son remplacement par un gouvernement islamiste sunnite réformé en 2024 ; et la guerre israélo-américaine en cours contre l’Iran, qui s’étend au reste du Moyen-Orient. Ces transformations ont des conséquences politiques et économiques de grande envergure, mais aussi religieuses, comme l’émergence de visions du monde et de formes de mobilisation millénaristes ou politico-religieuses. Au-delà du monde géopolitique, le monde musulman a également connu des transformations culturelles et religieuses au cours des dernières décennies qui ont eu de forts effets sur la manière dont l’islam est construit, compris et vécu dans les sociétés à majorité musulmane, parmi les minorités musulmanes, ainsi que dans les communautés musulmanes dans des contextes diasporiques. L’établissement de connexions transnationales à travers des pratiques religieuses (pèlerinage, visites, etc.), des déplacements (migration, refuge, diaspora) ou des voyages (études religieuses, tourisme religieux, etc.) ont permis la délocalisation et la relocalisation des conceptions islamiques du sacré permettant l’émergence de nouveaux espaces sacrés, de circuits de pèlerinage et l’incorporation des minorités et diasporas musulmanes dans la géographie sacrée de l’Islam. Ces processus se sont accompagnés d’une individuation croissante des identités religieuses qui a conduit les formes expérientielles de religiosité (mysticisme, sainteté, dévotionalité, etc.) à acquérir une centralité renouvelée dans la constitution du moi musulman, de ses pratiques religieuses et de sa vision du monde. Ainsi, nous invitons à appliquer des articles basés sur des recherches ethnographiques dans des contextes musulmans qui traitent des transformations, ruptures et continuités impliquées dans les processus décrits ci-dessus.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
People dwell social worlds through everyday acts of classification: categorizing, taxonomizing, and labelling, all of them are core practices in the production of social life. Similarly, the art of challenging institutionalized categories is also a way of participating in different scenarios of interaction. Two processes overlap and reinforce each other. On the one hand, the desire to avoid, discuss, or change existing categories. On the other, the reinstallation of hard classifications that organize experience through strict and lasting divisions. These processes are observed in fields as diverse as art, politics, sexuality, and science.Résumé de la session:
Les mondes sociaux sont habités par des actes quotidiens de classification : catégoriser, taxonomiser, étiqueter sont des pratiques inhérentes à la production de la vie sociale. De même, l'art d'éluder ou de contester les catégories institutionnalisées est également une façon de participer à différents scénarios d'interaction. Deux processus se superposent et se renforcent mutuellement. D'une part, la prétention d'éviter, de discuter ou de transformer les catégories existantes. D'autre part, la réinstauration de classifications rigides qui organisent l'expérience à travers des divisions strictes et durables. Cela peut être observé dans des domaines aussi divers que l'art, la politique, la sexualité ou la science.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This panel follows the seminar Religious Influencers, organised within Work Package 4.1Résumé de la session:
Ce panel s’inscrit dans le prolongement du séminaire Religious Influencers, organisé dans le cadre du Work Package 4.1 (Axe 1) du projet Religis. Il explore la manière dont les plateformes numériques et leurs infrastructures algorithmiques reconfigurent l’autorité religieuse, la visibilité et la légitimité dans les sphères publiques contemporaines.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Recognition, Vulnerability, and Hermeneutical Choices: Divergent Religious Trajectories in a Migratory ContextRésumé de la session:
Reconnaissance, vulnérabilité et choix herméneutiques : trajectoires religieuses divergentes en contexte migratoireSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In recent decades, contemporary societies have witnessed a profound renegotiation of public certainties and the authority of scientific inquiry as a univocal source of truth. Phenomena previously considered marginal have gained vast visibility in the public sphere, challenging the epistemological consensuses that defined 20th-century modernity. From the questioning of climate change and COVID-19 evidence to extreme narratives such as Flat Earthism, we face a horizon where the promotion of "alternative evidences" tensions the social legitimacy of expert knowledge. Traditionally, the social sciences have addressed these processes through macro-diagnoses emphasizing a "crisis of rationality," the "hollowing out of the public sphere," or a supposed "increase in ignorance." However, this session proposes a necessary analytical shift: it seeks to observe these phenomena not merely as cognitive errors, but through the analytical lenses of the sociology of religion and belief. We contend that conspiracy theories operate under logics similar to belief systems: they offer frameworks of meaning, provide order to chaos, and foster strongly cohesive communities of belonging. The objective of this session is to encourage an interdisciplinary dialogue with research that analyzes the conspiratorial component based on its conditions of social efficacy, roots, and circulation. We are interested in exploring how these narratives are "embodied" in specific subjects and the "ecologies" in which they emerge, attending to the intertwining of rational, affective, and moral elements that sustain them. We invite the submission of papers exploring, among others, the following axes: Political Appropriations: The use of conspiracy in the rhetoric of the New Right and left-wing movements; Science and Dissent: Anti-vaccine movements and the challenging of "authorized science”; Spiritualities and Health: The link between "therapeutic culture," New Age spiritualities, and the rejection of biomedical consensuses; and Institutional Religion: The impact of these narratives on specific religious groups (Judaism, Islam, Christianity, etc.) and their role in constructing reactive identities. The session welcomes research—whether quantitative, qualitative, historical, or comparative—that examines both the producers of doubt and the processes of subjectivation of those who appropriate these belief devices in the contemporary world.Résumé de la session:
Au cours des dernières décennies, les sociétés contemporaines ont assisté à une profonde remise en question des certitudes publiques et de l'autorité de la recherche scientifique en tant que source univoque de vérité. Des phénomènes auparavant considérés comme marginaux ont acquis une grande visibilité dans la sphère publique, remettant en question les consensus épistémologiques qui ont défini la modernité du XXe siècle. De la remise en question du changement climatique et des preuves relatives à la COVID-19 aux discours extrêmes tels que le flat earthisme, nous sommes confrontés à un horizon où la promotion de « preuves alternatives » met à mal la légitimité sociale des connaissances expertes. Traditionnellement, les sciences sociales ont abordé ces processus par des macro-diagnostics mettant l'accent sur une « crise de la rationalité », le « vidage de la sphère publique » ou une supposée « augmentation de l'ignorance ». Cependant, cette session propose un changement analytique nécessaire : elle cherche à observer ces phénomènes non seulement comme des erreurs cognitives, mais à travers le prisme analytique de la sociologie de la religion et des croyances. Nous souhaitons explorer la manière dont ces récits s'incarnent dans des sujets spécifiques et les « écologies » dans lesquelles ils émergent, en prêtant attention à l'imbrication des éléments rationnels, affectifs et moraux qui les sous-tendent. Nous invitons les auteurs à soumettre des articles explorant, entre autres, les axes suivants : Appropriations politiques : l'utilisation de la conspiration dans la rhétorique de la nouvelle droite et des mouvements de gauche ; Science et dissidence : les mouvements anti-vaccins et la remise en cause de la « science autorisée » ; Spiritualités et santé : le lien entre la « culture thérapeutique », les spiritualités New Age et le rejet des consensus biomédicaux ; et Religion institutionnelle : l'impact de ces récits sur des groupes religieux spécifiques (judaïsme, islam, christianisme, etc.) et leur rôle dans la construction d'identités réactives. La session accueille les recherches - qu'elles soient quantitatives, qualitatives, historiques ou comparatives - qui examinent à la fois les producteurs de doute et les processus de subjectivation de ceux qui s'approprient ces dispositifs de croyance dans le monde contemporain.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Research into religious plurality and diversity is booming, especially against the backdrop of a documented increase in religious plurality due to migration or a new influx of new religious forms in a world of multiple crises, or religious plurality as discussed, for example, particularly in Latin America, namely the discrepancy between formal affiliation logic and situational or lived religious practice.Résumé de la session:
Répertoires de la pluralité vécueSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This panel approaches icons and iconography through a social scientific lens to address some of the central questions of the conference: how religious aesthetics reflect and shape the world, and how images “define what is seen and said, and create communities and boundaries.” More specifically, it seeks to examine what current modes of creating, venerating, and deploying icons in public and private contexts reveal about contemporary culture, religiosity, shifting social dynamics, and ongoing political confrontations. The icon, as an image of the divine and sacred in Eastern and Western Christian traditions, has long been integral to church aesthetics, liturgical performance, and personal religious practice. While icons have been extensively examined by art historians and theologians as conveyors of the Christian dogmata, far less attention has been paid to their other functions. The cultural, social and political dimensions of icons, their creation, production, perception and use in religious and non-religious contexts remain understudied. This focus is especially timely amidst the growing interest in iconographic forms across the contemporary West. The panel welcomes contributions that examine the cultural, social and/or political aspects of icons and iconography as a social practice of meaning making and/or community building in contemporary life.Résumé de la session:
Ce panel aborde les icônes et l’iconographie à travers une perspective scientifique sociale pour traiter certaines des questions centrales de la conférence : comment l’esthétique religieuse reflète et façonne le monde, et comment les images « définissent ce qui est vu et dit, et créent des communautés et des frontières ». Plus précisément, il cherche à examiner ce que les modes actuels de création, de vénération et d’utilisation des icônes dans des contextes publics et privés révèlent de la culture contemporaine, de la religiosité, des dynamiques sociales en mutation et des confrontations politiques en cours. L’icône, en tant qu’image du divin et du sacré dans les traditions chrétiennes orientales et occidentales, a longtemps été intégrée à l’esthétique de l’Église, à la performance liturgique et à la pratique religieuse personnelle. Alors que les icônes ont été largement étudiées par les historiens de l’art et les théologiens comme vecteurs des dogmes chrétiens, beaucoup moins d’attention a été accordée à leurs autres fonctions. Les dimensions culturelles, sociales et politiques des icônes, leur création, production, perception et utilisation dans des contextes religieux et non religieux restent peu étudiées. Ce focus est particulièrement opportun face à l'intérêt croissant pour les formes iconographiques à travers l'Occident contemporain. Le panel accueille des contributions qui examinent les aspects culturels, sociaux et/ou politiques des icônes et de l'iconographie en tant que pratique sociale de création de sens et/ou de construction de communauté dans la vie contemporaine.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In an era where artificial intelligence (AI) is reshaping scholarly landscapes, this session explores the profound and multifaceted impacts of AI on the publication ecosystem within the Social sciences of religion. As journals teeter on the brink of transformation, we delve into critical challenges that threaten the integrity, equity, and authenticity of academic discourse.Résumé de la session:
À une époque où l'intelligence artificielle (IA) redessine le paysage universitaire, cette session explore les impacts profonds et multifacettes de l'IA sur l'écosystème de publication dans le domaine des sciences sociales de la religion. Alors que les revues scientifiques sont au bord de la transformation, nous nous penchons sur les défis critiques qui menacent l'intégrité, l'équité et l'authenticité du discours universitaire.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The COVID-19 pandemic did not merely initiate, but rather accelerated and intensified an ongoing process: the migration and reconfiguration of belief systems and religious practices within the digital realm. Far from being a simple "translation" of physical rituals and traditions into virtual spaces, this phenomenon has forged a new frontier; a zone of contact, tension, and mutual constitution between the offline and the online. While lockdowns forced communities to digitize their practices, the post-pandemic era has bequeathed us a hybrid religious landscape. Here, the underlying logics of digital platforms (virality, algorithms, the attention economy) and traditional religious practices are in a state of constant negotiation. This session aims to foster a critical dialogue around this digital frontier. We seek to move beyond merely acknowledging the use of technology, diving instead into the profound transformations this mediation produces. How are religious authority, community, and ritual redefined when mediated by digital platforms? What new materialities of the sacred are emerging in the form of memes, sacred art NFT collections, or curated Instagram altars? Furthermore, how do popular digital aesthetics, such as the widespread sharing of pop-culture image macros paired with daily prayers on messaging apps, function as vehicles for mass religious affectivity? We are particularly interested in analyses of hybridizations, the tensions between institutionalized sacredness and vernacular digital spiritualities, and new forms of religious performance and sociability emerging within this ecosystem. Submissions may address, but are not limited to, the following themes: Spiritual influencers and authority. Religious communities on social networks. Live-streamed rituals and digital divination (e.g., tarot readings). Religious expressions and world-building in video games. Digital religious activism. The emergent aesthetics defining faith in the 21st century.Résumé de la session:
Loin de l'avoir simplement initiée, la pandémie de COVID-19 a plutôt accéléré et intensifié une dynamique déjà à l'œuvre : la migration et la reconfiguration des systèmes de croyances ainsi que des pratiques religieuses vers la sphère numérique. Bien plus qu'une simple « traduction » des rituels et traditions de l'espace physique vers le virtuel, ce phénomène a érigé une nouvelle frontière ; une zone de contact, de tension et de constitution mutuelle entre le monde hors ligne et en ligne. Si les confinements ont contraint les communautés à numériser leurs pratiques, l'ère post-pandémique nous lègue un paysage religieux hybride. Au sein de celui-ci, les logiques sous-jacentes des plateformes numériques (viralité, algorithmes, économie de l'attention) et les traditions religieuses font l'objet d'une négociation constante. Cette session se veut un espace de dialogue critique autour de cette frontière numérique. Notre objectif est de dépasser le simple constat de l'usage technologique pour plonger au cœur des transformations profondes engendrées par cette médiation. Comment l'autorité religieuse, la communauté et le rituel se redéfinissent-ils lorsqu'ils sont médiés par les plateformes numériques ? Quelles nouvelles matérialités du sacré émergent sous la forme de mèmes, de collections NFT d'art sacré ou d'autels virtuels soigneusement mis en scène sur Instagram ? Par ailleurs, de quelle manière les esthétiques numériques populaires (à l'instar du partage massif d'images issues de la culture pop accompagnées de prières quotidiennes sur les messageries instantanées) agissent-elles comme des vecteurs d'une affectivité religieuse de masse ? Nous portons un intérêt particulier aux analyses portant sur les hybridations, sur les tensions entre un sacré institutionnalisé et les spiritualités numériques vernaculaires, ainsi que sur les nouvelles formes de performance et de sociabilité religieuses qui émergent dans cet écosystème. Les propositions de communication pourront aborder, de manière non exhaustive, des thématiques telles que les influenceurs spirituels et les nouvelles formes d'autorité, les communautés religieuses sur les réseaux sociaux, les rituels diffusés en direct et la divination numérique (ex. : tirages de tarot en ligne), les expressions religieuses et la création d'univers (world-building) dans les jeux vidéo, l'activisme religieux numérique, ainsi que les esthétiques émergentes qui définissent la foi au XXIe siècle.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Religion and demography are deeply entangled. Fertility rates, migration flows, and generational change reshape religious communities in profound ways — and religious belonging, belief, and practice, in turn, influence how people form families, move across borders, and live and die.Résumé de la session:
La religion et la démographie sont profondément imbriquées. Les taux de fécondité, les flux migratoires et les changements générationnels transforment les communautés religieuses de manière profonde — et l'appartenance, les croyances et les pratiques religieuses influencent à leur tour la façon dont les individus fondent des familles, traversent les frontières et vivent et meurent.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Since the 1990s, studies on secularism have helped to structure a field in sociology and in history of secularism. Research has documented the historical emergence of secularism, analyzing the processes of differentiation and empowerment of political institutions vis-à-vis dominant religious authorities, as well as their effects on the guarantee of freedoms. The proliferation of comparative studies has also made it possible to develop conceptual tools for measuring and comparing different “regimes of secularism.” More recently, attention has shifted to the narrative, performative, and lived dimensions of secularism, questioning how it is recounted, appropriated, and embodied in everyday practices. However, this work has often taken the nation-state as its unit of analysis, viewed as a relatively autonomous framework for the development and reference of secular mechanisms. While this perspective is heuristic, it also perpetuates an internalist view of national trajectories. However, the histories of secularism are not confined within state borders, but are part of intellectual, legal, and political dynamics involving borrowing, translation, selective appropriation, and even misunderstanding. The use of “connected” or “crossed” history thus offers a fertile framework for uncovering the relationships, interactions, and co-constructions that structure the emergence of secularism regimes. This approach can be enriched by reflections on transnational circulations and cultural transfers, and by transnational sociology, which encourages us to move beyond “methodological nationalism.” In a context of changing relationships between religion, the state, and democracy, this approach allows us to rethink secularism as historical configurations in constant interaction. This session therefore invites papers that examine the international circulation of concepts (secularism, neutrality, etc.), the translations and reappropriations of foreign models of secularism, the political uses of exogenous references to secularism, the intellectual, legal, or activist networks contributing to the dissemination of normative frameworks, and South-South or periphery-periphery dynamics, which are often neglected in analyses focused on Western Europe, etc. Comparative approaches are welcome, but the emphasis will be on uncovering relationships and co-constructions rather than simply juxtaposing national models.Résumé de la session:
Depuis les années 1990, les études sur la laïcité ont contribué à structurer un champ en sociologie et en histoire des laïcités. Des travaux ont documenté l’émergence historique des laïcités, en analysant les processus de différenciation et d’autonomisation des institutions politiques vis-à-vis des autorités religieuses dominantes, ainsi que leurs effets sur la garantie des libertés. La multiplication des études comparatives a aussi permis d’élaborer des outils conceptuels mesurant et mettant en regard les différents « régimes de laïcité ». Plus récemment, l’attention s’est déplacée vers les dimensions narratives, performatives et vécues des laïcités, interrogeant comment elles sont racontées, appropriées et incarnées dans les pratiques quotidiennes. Ces travaux ont toutefois souvent pris pour unité d’analyse l’État-nation, envisagé comme cadre relativement autonome d’élaboration et de référence des dispositifs laïques. Si cette perspective est heuristique, elle reconduit aussi une vision internaliste des trajectoires nationales. Or, les histoires des laïcités ne sont pas cantonnées dans des frontières étatiques, mais s’inscrivent dans des dynamiques de circulations intellectuelles, juridiques et politiques, faites d’emprunts, de traductions, d’appropriations sélectives, voire de malentendus. Le recours à l’histoire « connectée » ou « croisée » offre alors un cadre fécond mettant au jour les relations, les interactions et les co-constructions structurant l’émergence des régimes de laïcité. Cette approche peut être enrichie par les réflexions sur les circulations transnationales et les transferts culturels et par la sociologie transnationale qui invite à dépasser le « nationalisme méthodologique ». Dans un contexte de recomposition des rapports entre religion, État et démocratie, cette approche permet de repenser les laïcités comme des configurations historiques en constante interaction. Ainsi, cette session sollicite des communications interrogeant les circulations internationales des concepts (laïcité, neutralité etc), les traductions et réappropriations de modèles étrangers de laïcité, les usages politiques de références exogènes de la laïcité, les réseaux intellectuels, juridiques ou militants contribuant à la diffusion de cadres normatifs, les dynamiques Sud–Sud ou périphérie–périphérie, souvent négligées dans les analyses centrées sur l’Europe occidentale etc. Les approches comparatives sont bienvenues, mais l’accent sera mis sur la mise au jour des relations et des co-constructions plutôt que sur la simple juxtaposition de modèles nationaux.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The emergence and proliferation of nationalist movements over the past decades are transforming and reconfiguring the public square, including the symbolic, moral, and political foundations of many mainstream religious groups and traditions. Rather than merely representing a strategic instrumentalization of the religious, the processes employed by these nationalist groups are deeply reshaping the languages, sensitivities, and moralistic value hierarchies of religion. For example, the concept of God’s essence as benevolent, along with the imperative of empathy and care for those in need, is not only questioned but also challenged and perceived as anti-patriotic. Religion ceases to be primarily organized around universalist principles (such as love for one's neighbor, compassion, hospitality, and altruism) and increasingly aligns itself with nationalist market identities, racial sovereignty, law and order, and immigrant exclusion.Résumé de la session:
L'émergence et la prolifération des mouvements nationalistes au cours des dernières décennies transforment et reconfigurent l'espace public, y compris les fondations symboliques, morales et politiques de nombreux groupes et traditions religieuses établis. Plutôt que de simplement représenter une instrumentalisation stratégique du religieux, les processus employés par ces groupes nationalistes redéfinissent profondément les langues, les sensibilités et les hiérarchies des valeurs morales de la religion. Par exemple, le concept de l'essence de Dieu comme bienveillante, ainsi que l'impératif d'empathie et de soin pour ceux qui en ont besoin, est non seulement remis en question, mais également contesté et perçu comme anti-patriotique. La religion cesse d'être principalement organisée autour de principes universalistes (tels que l'amour du prochain, la compassion, l'hospitalité et l'altruisme) et s'aligne de plus en plus sur des notions d'identité nationale, de souveraineté raciale, de loi et d'ordre, ainsi que d'exclusion des immigrés.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In many Euro-American contemporary societies, collective practices such as festivals, spiritual gatherings, alternative healing rituals and participatory events are increasingly becoming spaces where individuals seek meaning, connection and transformative experiences. Often emerging beyond institutional religion, these contexts mobilize ritualized forms of interaction, embodied participation and shared attention that shape how experiences are lived and interpreted.Résumé de la session:
Dans de nombreuses sociétés contemporaines euro-américaines, des pratiques collectives telles que les festivals, les rassemblements spirituels, les rituels de guérison alternatifs ou les événements participatifs constituent aujourd’hui des espaces privilégiés de recherche de sens, de liens sociaux et d’expériences transformatrices. Souvent situés en marge des institutions religieuses établies, ces contextes mobilisent des formes ritualisées d’interaction, de participation incarnée et d’attention partagée qui façonnent la manière dont les expériences sont vécues et interprétées.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session examines the intersections between performance, discourse, religion, and ethnicity, understanding sacred acts and the narratives that accompany them as practices that constitute, naturalize, or challenge ethnic-racial identities and hierarchies. It proposes to investigate how racialized bodies and communities—Black, Indigenous, migrant—deploy religious performativities and construct oral stories, historical memories, and myths to subvert the national racial order, reaffirm subaltern knowledge, and dispute alternative futures. In Afro-diasporic spiritualities, possession, dance, ritual aesthetics, ancestral stories, and reinterpretations of national history propose and embody African genealogies that resist the colonial episteme, re-sacralizing the body and territory and proposing dominant counter-narratives of the nation in the face of racism. In Indigenous worldviews, ceremonial performances and origin narratives update territorial sovereignties and relational ontologies that challenge Western anthropocentrism and assimilation projects, projecting ancestral memories toward alternative life horizons. Likewise, racialized migrant communities recreate syncretisms, ritual spaces, and discourses of belonging that negotiate hybrid identities and construct symbolic shelters against xenophobia. The session also includes analyzing how the rituals and narratives of dominant groups perform and sacralize whiteness, often intertwined with fundamentalist and nationalist projects that construct an exclusionary "us." In sum, the session seeks to unravel the battlefield of the sacred as a territory where ethnic-racial difference is performed, narrated, contested, and transformed.Résumé de la session:
Cette session examine les intersections entre performance, discours, religion et ethnicité, en comprenant les actes sacrés et les récits qui les accompagnent comme des pratiques qui constituent, naturalisent ou défient les identités et hiérarchies ethno-raciales. Elle propose d'étudier comment les corps et communautés racialisés — noirs, indigènes, migrants — déploient des performativités religieuses et construisent des récits oraux, des mémoires historiques et des mythes pour subvertir l'ordre racial national, réaffirmer les savoirs subalternes et disputer des futurs alternatifs. Dans les spiritualités afro-diasporiques, la possession, la danse, les esthétiques rituelles, les récits des ancêtres et les relectures de l'histoire nationale proposent et incarnent des généalogies africaines qui résistent à l'épistémè coloniale, re-sacralisant le corps et le territoire et proposent des contre-récits dominants de la nation face au racisme. Dans les cosmovisions indigènes, les performances cérémonielles et les récits d'origine actualisent des souverainetés territoriales et des ontologies relationnelles qui défient l'anthropocentrisme occidental et les projets d'assimilation, projetant les mémoires ancestrales vers des horizons de vie alternatifs. De même, les communautés migrantes racialisées recréent des syncrétismes, des espaces rituels et des discours d'appartenance qui négocient des identités hybrides et construisent des refuges symboliques face à la xénophobie. La session inclut également l'analyse de la manière dont les rituels et les récits des groupes dominants performatisent et sacralisent la blanchité, souvent liés à des projets fondamentalistes et nationalistes qui construisent un "nous" excluant. En somme, il s'agit de démêler le champ de bataille du sacré comme territoire où la différence ethno-raciale se performe, se raconte, se dispute et se transforme.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Instruction on religion is regarded as a societal task in many modern societies, characterised by the separation between state and religion. It is enshrined in constitution, and law, in many countries.Résumé de la session:
Dans de nombreuses sociétés modernes, caractérisées par la séparation de l'État et des religions, l'instruction religieuse est considérée comme une mission de la société. Elle est inscrite dans la constitution et la loi dans de nombreux pays.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session proposes to address unexpected encounters between contemporary protection agendas—with policies against human trafficking as a central vector—and a diversity of religious and spiritual experiences. In the context of expansive interpretations of the crime of human trafficking (Gallagher), notions originally designed to combat extreme forms of exploitation have, over the last fifteen years, been extended to interpret practices of voluntary religious labor, communal life, or unpaid spiritual service, in which the religious/spiritual comes to emerge as an object of suspicion. In this shift, the articulation between state bureaucracies, humanitarian languages, and psy knowledges reshapes the public legibility of practices associated with authority, discipline, communal life, donation, volunteering, and certain forms of corporeality and ritual intimacy. This, in turn, contributes to delegitimizing the decision-making capacity and consent of religious subjects when their choices, practices, or ways of life do not conform to dominant secular models of autonomy and rationality.Résumé de la session:
Cette session examine des rencontres inattendues entre des agendas contemporains de protection — dont la lutte contre la traite comme vecteur central — et une diversité d’expériences religieuses et spirituelles. Dans le cadre d’interprétations extensives de l’infraction de traite (Gallagher), des notions conçues pour combattre des formes extrêmes d’exploitation ont, ces quinze dernières années, été étendues à l’interprétation de pratiques de travail religieux volontaire, de vie communautaire ou de service spirituel non rémunéré, où le religieux/le spirituel devient objet de suspicion. Dans ce déplacement, l’articulation entre bureaucraties étatiques, langages humanitaires et savoirs psy reconfigure la lisibilité publique de pratiques liées à l’autorité, à la discipline, à la vie communautaire, au don, au bénévolat, ainsi qu’à certaines formes de corporéité et d’intimité rituelle. Cela contribue à délégitimer la capacité de décision et le consentement des sujets religieux lorsque leurs choix, pratiques ou modes de vie ne s’accordent pas avec les modèles séculiers dominants d’autonomie et de rationalité.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Contemporary controversies surrounding gender and sexuality constitute a central lens through which to analyze current transformations of religion. They affect regimes of truth, forms of authority, and systems of moral regulation. Gender can thus be understood both as a structuring principle of confessional worlds—historically shaped by androcentric grammars—and as a major site of tension in the face of changing sexual norms, biomedical knowledge, legal developments, and political frameworks of equality (Scott, 1986; Connell, 2009).Résumé de la session:
Les controverses contemporaines autour du genre et des sexualités constituent un analyseur central des transformations actuelles du religieux. Elles touchent au cœur des régimes de vérité, des formes d’autorité et des dispositifs de régulation morale. Le genre peut ainsi être appréhendé à la fois comme principe structurant des univers confessionnels — historiquement façonnés par des grammaires androcentrées — et comme point de friction face aux mutations contemporaines des normes sexuelles, des savoirs biomédicaux, des droits et des cadres politiques de l’égalité (Scott, 1986 ; Connell, 2009).Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Religion and Politics in East Asia after World War II: Asia as a MethodRésumé de la session:
Le concept d’« Asie comme méthode », proposé par le critique culturel taïwanais Chen Kuan-Hsing, a profondément marqué les recherches en Asie de l’Est en mettant l’accent sur une conscience historique et postcoloniale propre à la région. Il ne s’agit pas de réinterpréter la modernité occidentale à partir de prétendues valeurs asiatiques, mais de réexaminer des modèles politiques et culturels présentés comme universels à la lumière des expériences historiques asiatiques, notamment celles façonnées par la guerre froide.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
No bright future is visible in the modern world. That is precisely why politicians speak of dreams and illusions to give people some hope, rather than policies grounded in realism. Many people are sick of the constant chanting of “Japan First,” “Asia First,” or whatever ‘First’ slogan, because they regard themselves as being undervalued, unrewarded, or neglected. It is a political phenomenon of right-wing drift.Résumé de la session:
Aucun avenir radieux ne se profile à l'horizon dans le monde moderne. C'est précisément pour cette raison que les politiciens parlent de rêves et d'illusions afin de donner de l'espoir aux gens, plutôt que de proposer des politiques fondées sur le réalisme. Beaucoup de gens en ont assez d'entendre sans cesse « le Japon d'abord », « l'Asie d'abord » ou tout autre slogan du type « d'abord », car ils se considèrent comme sous-estimés, sous-récompensés ou négligés. Il s'agit d'un phénomène politique de dérive vers la droite.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In recent decades, sociological debates on religion in Europe and North America have emphasized processes such as church decline, privatization, and the rise of “lived religion.” These developments have often been interpreted within broader frameworks of secularization, deinstitutionalization, and the reconfiguration of religion in late modernity, highlighting a shift toward individualized and practice-oriented forms of religiosity. Interestingly, such forms have long been observed in East Asian societies, where religious life has often been loosely institutionalized and centered on ritual practices rather than formal membership.Résumé de la session:
Au cours des dernières décennies, les débats sociologiques sur la religion en Europe et en Amérique du Nord ont mis en avant des processus tels que le déclin des Églises, la privatisation du religieux et l’essor de la « religion vécue » (lived religion). Ces évolutions ont été interprétées dans des cadres analytiques plus larges — sécularisation, désinstitutionnalisation et reconfiguration du religieux dans la modernité tardive — mettant en évidence un déplacement vers des formes de religiosité plus individualisées et orientées vers la pratique. De telles formes sont observées de longue date dans les sociétés d’Asie de l’Est, où la vie religieuse est souvent faiblement institutionnalisée et centrée sur des pratiques rituelles plutôt que sur l’appartenance formelle.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
At a time when ecological catastrophes, political violence, and democratic disillusionment are accumulating, many religious and spiritual practices do not merely express faith: they propose the world otherwise, other possible worlds (Blaser, Escobar). This panel seeks to explore these local initiatives which, in contexts of fragmentation and uncertainty, become ways of inhabiting the threshold. A threshold between worlds, but also between temporalities, spaces, and conceptions.Résumé de la session:
À l’heure où s’accumulent catastrophes écologiques, violences politiques et désillusions démocratiques, de nombreuses pratiques religieuses et spirituelles ne se contentent pas d’exprimer une foi : elles proposent le monde autrement, d’autres mondes possibles (Blaser, Escobar). Ce panel propose d’explorer ces initiatives locales qui, dans des contextes de fragmentation et d’incertitude, deviennent des manières d’habiter le seuil. Un seuil entre des mondes, mais aussi entre des temporalités, des espaces, des conceptions.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In 2021, 53.8% of all Quebecers identified as Catholic (2021 Census). Among them, 14% said they attend Mass at least once a month, while 30% of all Quebec children born in 2019 were baptized and many weddings and funerals continue to be celebrated in the Catholic Church (Wilkins-Laflamme et al., 2025). In fact, only 29% of all Quebec Catholics say they never attend Mass (Wilkins-Laflamme, 2023). Who are these Quebec Catholics, more than 65 years after the Quiet Revolution, 40 years after the end of Catholic rites of passage in public schools, 15 years after the removal of Catholic moral and religious education from public schools, and at a time when sexual scandals in the Church are multiplying and secularism is at the forefront of the political and media scene?Résumé de la session:
En 2021, 53,8% de tous les Québécois se sont dit d’appartenance religieuse catholique (Recensement 2021). Parmi eux, 14% disent se rendre à la messe au moins une fois par mois, tandis que 30% de tous les enfants québécois nés en 2019 ont été baptisés et que nombre de mariages et de funérailles demeurent célébrés à l’Église catholique (Wilkins-Laflamme et al., 2025). De fait, seuls 29% de tous les Québécois catholiques disent ne jamais se rendre à la messe (Wilkins-Laflamme, 2023). Qui sont ces catholiques québécois, plus de 65 ans après la Révolution tranquille, 40 ans après la fin de l’initiation aux rituels de passage catholiques des écoles publiques, 15 ans après le retrait du cours d’Enseignement moral et religieux catholique des écoles publiques, et alors que se multiplient les scandales sexuels dans l’Église et que la laïcité occupe le devant de la scène politico-médiatique?Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This panel asks the question: how should sociologists conceptualize and study nonreligion in the first place? As nonreligion increases in contemporary societies, scholars are developing new theoretical and methodological tools to understand it. This session focuses on the analytical challenges of studying nonreligion, interrogating assumptions about religious/nonreligious binaries and exploring how both quantitative and qualitative methods can reveal the diversity of “none‑ness.” Rather than presuming a top‑down theory, panelists consider how empirical data can refine conceptual approaches. Beyond tracking demographic trends, the session highlights how emerging frameworks for studying nonreligion can inform research in domains such as law, migration, and healthcare. In these contexts, nonreligion is not simply about what individuals believe, but also about institutional spaces: legal conflicts over reproductive rights or same‑sex marriage, religious education policies, community gardens, and health practices. These serve as key sites where nonreligion becomes visible. Studying nonreligion matters because it reveals the emergence of alternative moral orientations, community formations, and relational frameworks in these contexts. It also exposes how the religion/nonreligion binary no longer captures the social realties of contemporary societies.Résumé de la session:
Ce panel pose la question suivante : comment les sociologues doivent-ils conceptualiser et étudier la non-religion en premier lieu ? À mesure que la non-religion progresse dans les sociétés contemporaines, les chercheurs développent de nouveaux outils théoriques et méthodologiques pour l’analyser. Cette session se concentre sur les défis analytiques liés à l’étude de la non-religion, en interrogeant les présupposés du clivage religieux/non religieux et en explorant la manière dont des méthodes quantitatives et qualitatives peuvent rendre compte de la diversité du « non-religieux ». Plutôt que de présupposer une théorie descendante, les intervenants examinent comment les données empiriques peuvent affiner les approches conceptuelles. Au-delà du suivi des tendances démographiques, la session montre comment les cadres émergents d’analyse de la non-religion peuvent éclairer des recherches dans des domaines tels que le droit, les migrations et la santé. Dans ces contextes, la non-religion ne concerne pas seulement les croyances individuelles, mais aussi des espaces institutionnels : conflits juridiques autour des droits reproductifs ou du mariage entre personnes de même sexe, politiques d’enseignement religieux, jardins communautaires et pratiques de santé. Ceux-ci constituent des lieux clés où la non-religion devient visible. Étudier la non-religion importe, car cela permet de saisir l’émergence d’orientations morales alternatives, de formes communautaires et de cadres relationnels dans ces contextes. Cela révèle également que l’opposition religion/non-religion ne rend plus compte adéquatement des réalités sociales des sociétés contemporaines.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Nonreligion has often been approached as a mere absence and been defined by what it is not. This session instead foregrounds the positive, substantive content of nonreligion. It treats nonreligion as a generative space in which people develop ethical practices, moral visions, relationships, and communities. Panelists examine how nonreligious worldviews shape approaches to death and dying, human–Earth relations, migration, and the legal regulation of sexuality and reproductive rights, drawing on empirical data from North and South America, Australia, and Europe. By emphasizing how nonreligious individuals act and what they value, this session reframes nonreligion in terms of its substantive content rather than a negation of religion. In particular, the research emphasizes the situated and contextual nature of the articulation of nonreligion – grounded in practices and interactions. This contrasts with previous understandings of nonreligion and religion that emphasize abstract beliefs and worldviews as primary. We highlight the constructive and creative possibilities of nonreligion.Résumé de la session:
La non-religion a souvent été abordée comme une simple absence et définie par ce qu’elle n’est pas. Cette session met au contraire au premier plan le contenu positif et substantiel de la non-religion. Elle considère la non-religion comme un espace génératif dans lequel les individus développent des pratiques éthiques, des visions morales, des relations et des communautés. Les intervenants examinent comment les visions du monde non religieuses façonnent les approches de la mort et du mourir, des relations entre les humains et la Terre, des migrations, ainsi que de la régulation juridique de la sexualité et des droits reproductifs, en s’appuyant sur des données empiriques provenant d’Amérique du Nord et du Sud, d’Australie et d’Europe. En mettant l’accent sur la manière dont les individus non religieux agissent et sur ce qu’ils valorisent, cette session reformule la non-religion en termes de contenu substantiel plutôt que comme simple négation de la religion. En particulier, la recherche souligne le caractère situé et contextuel de l’articulation de la non-religion, ancrée dans des pratiques et des interactions. Cela contraste avec des conceptions antérieures de la religion et de la non-religion qui privilégiaient les croyances abstraites et les visions du monde comme éléments primordiaux. Nous mettons en évidence les possibilités constructives et créatives de la non-religion.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The phenomenon of migration is increasingly being exploited politically and presented as a threat, leading to increasing tensions in many countries. The Catholic Church's teaching on migrants takes a completely different stance, viewing them as a blessing and an opportunity for development. In many cases, migration also offers an opportunity to revitalize the local Church community. A specific example is the Church in Western Europe and the United States. The influx of Catholic migrants has influenced not only the size of these communities but also their greater dynamism. At the same time, the Church recognizes the need for special pastoral care for migrants of the Roman Catholic faith and other Christian and non-Christian denominations.Résumé de la session:
Le phénomène migratoire est de plus en plus instrumentalisé politiquement et présenté comme une menace, engendrant des tensions croissantes dans de nombreux pays. L'enseignement de l'Église catholique sur les migrants adopte une perspective différente, les considérant comme une bénédiction et une opportunité de développement. La migration offre également l'occasion de revitaliser la communauté ecclésiale locale. On peut citer en exemple certaines Églises d'Europe occidentale et des États-Unis. L'afflux de migrants catholiques a influencé non seulement la taille de ces communautés, mais aussi leur dynamisme.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Contemporary studies of religion have been crossing various disciplinary boundaries, challenging them and contributing to more in-depth analysis of religious phenomena and their interactions with social institutions and other social and cultural phenomena. The focus of this session goes on the way in which the disciplines of sociology and history intermingle in this endeavor. In particular its aim is to discuss how history as a research method can contribute to the sociological understanding of religions and how the sociohistorical inquiry of religions has developed in the Global South and beyond. We are inviting contributions from researchers who are interested in discussing the negotiation of disciplinary boundaries in the study of religions, how the interaction of history and sociology of religions contribute to development of the study of religions and how the interdisciplinary studies of religions developed in the Global South and beyond.Résumé de la session:
Les études contemporaines sur la religion ont dépassé les frontières entre les disciplines, les remettant en question et contribuant à une analyse plus approfondie des phénomènes religieux et de leurs interactions avec les institutions sociales et d'autres phénomènes sociaux et culturels. Cette session se concentre sur la manière dont les disciplines de la sociologie et de l'histoire s'entremêlent dans cette entreprise. Elle vise en particulier à discuter de la manière dont l'histoire, en tant que méthode de recherche, peut contribuer à la compréhension sociologique des religions et comment l'étude socio-historique des religions s'est développée dans les pays du Sud et au-delà. Nous invitons les chercheurs intéressés à discuter de la négociation des frontières disciplinaires dans l'étude des religions, de la manière dont l'interaction entre l'histoire et la sociologie des religions contribue au développement de l'étude des religions et de la manière dont les études interdisciplinaires des religions se sont développées dans les pays du Sud et au-delà à soumettre leurs contributions.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Since the late 19th century, and through the centrality acquired by eschatological discourse within revivalist and later fundamentalist Protestantism, the reference to Israel has become increasingly focal, now playing a determining role within global evangelicalism. Support for the State of Israel thus tends to function in many evangelical circles both as a test of faith and a vector of political mobilization. The aim of this session is to examine current evangelical relations to Israel and the Jewish people, drawing on ethnographic observations of evangelical movements that mobilize the reference to Israel and elements of Jewish culture as means of reconnecting with the original authenticity of Christianity.Résumé de la session:
Depuis la fin du 19e siècle, et au gré de la centralité qu'a acquise le discours eschatologique dans le protestantisme de tendance revivaliste, et plus tard, fondamentaliste, la référence à Israël a fait l'objet d'une focalisation croissante, jouant désormais un rôle déterminant au sein de l'évangélisme mondial. Le soutien à l'État d'Israël tend ainsi à fonctionner dans de nombreux milieux évangéliques à la fois comme épreuve de foi et vecteur de politisation. L'objectif de cette session est d'interroger les relations évangéliques actuelles à Israël et au peuple juif, sur la base d'observations ethnographiques de mouvements évangéliques qui mobilisent la référence à Israël et des éléments de culture juive comme moyens de renouer avec l'authenticité originelle du christianisme.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Socio-ecological transformations are deeply contested processes. Actors with different environmental views and agendas struggle over the dominance of public debates and decision-making processes. However, in the last decade, there appeared to be relatively broad support for pro-environmental change. This support seems to be crumbling in more recent times, with actors critical of such agendas increasingly dominating political debates in many countries. It remains to be seen how religious and spiritual actors will react to this changing religious landscape. Initially, many religious leaders and umbrella organisations launched pro-environmental statements and activities. In particular, after Pope Francis’ Laudato Si, the relationship between religion and pro-environmental change became more visible in public debates.Résumé de la session:
Les transformations socio-écologiques sont des processus profondément controversés. Des acteurs ayant des opinions et des programmes différents en matière d'environnement se disputent la domination des débats publics et des processus décisionnels. Cependant, au cours de la dernière décennie, les changements en faveur de l'environnement semblaient bénéficier d'un soutien relativement large. Ce soutien semble s'effriter ces derniers temps, les acteurs critiques à l'égard de ces programmes dominant de plus en plus les débats politiques dans de nombreux pays. Il reste à voir comment les acteurs religieux et spirituels réagiront à cette évolution du paysage religieux. Au départ, de nombreux chefs religieux et organisations faîtières ont lancé des déclarations et des activités en faveur de l'environnement. En particulier, après la publication de l'encyclique Laudato Si du pape François, la relation entre la religion et les changements en faveur de l'environnement est devenue plus visible dans les débats publics.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session brings together researchers examining contemporary changes in local parishes, congregations, and national churches, with particular attention to how these communities have responded to social disruption and uncertainty. Drawing on attender‑, congregational‑, or country‑level data, presenters will explore how religious practices, forms of belonging and worldviews are being reshaped in a world marked by rapid change and fragmentation.Résumé de la session:
Communautés chrétiennes en temps de changement : dynamiques, adaptations et construction de l’avenirSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The aim of this session is to bring together research focusing on the regulated and lived relationships between beliefs – whether religious, spiritual or secular – and people's health. In contemporary societies, health issues are among the concerns of individuals, both in terms of hospital and non-hospital practices. Within healthcare institutions, where a biomedical culture often reluctant to accept health practices that are not scientifically ‘validated’ predominates, issues related to beliefs are common, whether it be refusal of treatment, requests for assisted dying, requests for accommodation, end-of-life rituals or the inclusion of religious representatives. Outside healthcare facilities, we are seeing the rise of contemporary social issues (holistic practices, homeopathy, etc.). As such, norms related to health beliefs are at the heart of these issues, including official norms (laws, regulations, scientific protocols) as well as unofficial norms (discourse, social and religious norms). Often framed/limited by these norms, health practices reflect the daily experiences of religious people, both in their relationship with their own bodies and in their social interactions or their relationship with healthcare institutions.Résumé de la session:
L’objectif de cette session est de réunir des travaux s’intéressant aux rapports normés et vécus des croyances – qu’elles soient religieuses, spirituelles et séculières – avec la santé des personnes. Au sein des sociétés contemporaines, les enjeux liés à la santé figurent parmi les préoccupations des individus, tant concernant les pratiques intra ou extrahospitalières. À l’intérieur des établissements de santé, où prédomine une culture biomédicale souvent réticente à accueillir des pratiques de santé n’étant pas « validées » scientifiquement, les enjeux liés aux croyances sont fréquents, que l’on pense aux refus de traitement, aux demandes d’aide à mourir, aux demandes d’accommodement, aux rituels de fin de vie ou encore à l’inclusion de représentants religieux. À l’extérieur des établissements de santé, on constate des enjeux sociaux contemporains progressant (pratiques holistiques, homéopathie, etc.). À ce titre, les normes liées aux croyances en santé sont au cœur de ces enjeux que l’on pense bien sûr aux normes officielles (lois, règlements, protocoles scientifiques), mais également non officielles (discours, normes sociales et religieuses). Souvent encadrées/limitées par ces normes, les pratiques de santé reflètent ce que vivent au quotidien les personnes croyantes, tant dans leur rapport à leur propre corps que dans leurs interactions sociales ou encore dans leur relation avec les établissements de santé.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Religious diversity is no longer an exception in many local contexts. Reflections have begun on the role of NGOs in addressing this topic, with local administrations becoming involved in developing tools, advisory groups, round tables, and ultimately specific policies. In addition to these activities, the issue of managing religious diversity has also entered the business world. In this session, case studies will be discussed, focusing on the actors, activities, and tools involved in defining practices and policies. At a time of increasing international mobility, new challenges in religious management are emerging across various societal environments. Is there potential for mutual learning from the broader context of social actors to the world of enterprises? To what extent could examples of religious diversity management developed at city or district levels suggest tools and initiatives for diversity, inclusion, and equity policies? The session will invite papers to discuss, at various levels (from local to international) and in various fields (social, political, economic), experiences and theoretical discussions of religious pluralism and its changes and challenges in the contemporary world.Résumé de la session:
Au-delà du cas exceptionnel : politiques de diversité, d'inclusion et d'équité dans des contextes institutionnels et commerciaux multiconfessionnels La diversité religieuse n'est plus une exception dans de nombreux contextes locaux. Des réflexions ont été menées sur le rôle des ONG dans le traitement de cette question, tandis que les administrations locales s'impliquent dans l'élaboration d'outils, de groupes consultatifs, de tables rondes et, finalement, de politiques spécifiques. En plus de ces activités, la gestion de la diversité religieuse a également fait son entrée dans le monde des affaires. Au cours de cette session, des études de cas seront discutées, en mettant l'accent sur les acteurs, les activités et les outils impliqués dans la définition des pratiques et des politiques. À une époque où la mobilité internationale s'intensifie, de nouveaux défis en matière de gestion religieuse apparaissent dans divers environnements sociaux. Existe-t-il un potentiel d'apprentissage mutuel entre le contexte élargi des acteurs sociaux et le monde des entreprises ? Dans quelle mesure les exemples de gestion de la diversité religieuse développés au niveau des villes ou des districts pourraient-ils suggérer des outils et des initiatives pour les politiques de diversité, d'inclusion et d'équité ? La session invitera à présenter des communications pour discuter, à différents niveaux (du local à l'international) et dans divers domaines (social, politique, économique), des expériences et des discussions théoriques sur le pluralisme religieux, ses évolutions et ses défis dans le monde contemporain.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The set of social and cultural changes that humanity has been witnessing implies new challenges and responses from the various actors that make up contemporary Catholicism, or rather, contemporary Catholicisms.Résumé de la session:
L'ensemble des changements sociaux et culturels auxquels l'humanité assiste implique de nouveaux défis et de nouvelles réponses de la part des différents acteurs qui composent le catholicisme contemporain ou, plutôt, les catholicismes contemporains.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In a context of institutional fragmentation and a crisis of representation, cities are undergoing profound transformations (gentrification, segregation, touristification). Among these reconfigurations, those linking religion to urban space, both materially and symbolically, stand out. In daily life, we observe new ways of conceiving and inhabiting religion in public and private spaces. This raises the question of municipal regulation of religious life, beyond broad national frameworks.Résumé de la session:
Dans un contexte de fragmentation institutionnelle et de crise de la représentativité, les villes subissent de profondes transformations (gentrification, ségrégation, touristification). Parmi ces reconfigurations, celles liant le religieux à l’espace urbain, tant matériellement que symboliquement, se distinguent. Au quotidien, on observe de nouvelles manières de penser et d'habiter le religieux dans les espaces publics et privés. Cela soulève la question de la régulation municipale de la vie religieuse, au-delà des grands cadres nationaux.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Research consistently demonstrates that religious behavior does not occur in a vacuum but is shaped by the behavior of others in one’s social proximity. This session focuses on religion as embedded within social networks and environments that structure social exposure, interaction opportunities, and influence dynamics. Rather than emphasizing individual attributes or institutional outcomes alone, the session foregrounds the relational micro-structures through which religious life unfolds.Résumé de la session:
Les recherches démontrent systématiquement que le comportement religieux ne se manifeste pas dans le vide, mais qu'il est façonné par le comportement des autres dans l'entourage social. Cette session se concentre sur la religion en tant qu'élément intégré dans les réseaux sociaux et les environnements qui structurent l'exposition sociale, les opportunités d'interaction et influencent les dynamiques. Plutôt que de mettre l'accent uniquement sur les attributs individuels ou les résultats institutionnels, la session met en avant les microstructures relationnelles à travers lesquelles la vie religieuse se déroule.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
This session invites papers that consider how entanglements of non-religion and/or secularisms in the contemporary world shape, contest, and reconfigure worldviews and sensibilities, all while keeping the relationships between these terms in tension. Building on one of this IISR conference’s guiding questions -- “In what ways do myths, rituals, and religious aesthetics influence worldviews that determine which lives are valued and protected?” -- we turn our attention to parallel and entangled processes with ostensibly nonreligious and/or secular formulations to consider how do these manifestations structure moral hierarchies, legal and political regimes, and processes of inclusion/exclusion.Résumé de la session:
Cette session invite des propositions qui examinent comment les enchevêtrements du non-religieux et/ou des expressions laïques dans le monde contemporain façonnent, contestent et reconfigurent les visions du vivre ensemble et ses sensibilités, tout en maintenant en tension les relations entre ces termes. Nous portons notre attention à la manière dont ce qui est construit et vécu comme laïc et/ou non-religieux structurent les hiérarchies morales, les régimes juridiques et politiques, ainsi que les processus d’inclusion et d’exclusion.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The recent inauguration of the imposing Ram Mandir in Ayodhya, of the Main Cathedral of the Russian Armed Forces in the outskirts of Moscow, and of the Cathedral for the Salvation of the People in Bucharest – the new world’s highest Orthodox cathedral – all reveal the persistence of a monumental visual index in state-promoted major works. Brand-new Pentecostal megachurches in America, Africa and Asia mobilize thousands of practitioners in gargantuan constructions, while in East-central Europe, newly-built national cathedrals in Bucharest, Tbilisi, Moscow, Belgrade and Warsaw reinstate the prestige of majority churches in an increasingly plural religious landscape. Yet the political usage of religious infrastructure is not restricted to Christian churches: Turkey (and, to a minor extent, some Arab states of the Persian Gulf) have invested massively in the erection of new mosques in Tirana, Moscow, Pristina, and Central Asia.Résumé de la session:
L'inauguration récente de l'imposant Ram Mandir à Ayodhya, de la cathédrale principale des forces armées russes dans la banlieue de Moscou et de la cathédrale nationale à Bucarest – la nouvelle cathédrale orthodoxe la plus haute du monde – révèle la persistance d'un index visuel monumental dans les grands travaux promus par l'État. De toutes nouvelles méga-églises pentecôtistes en Amérique, en Afrique et en Asie mobilisent des milliers de pratiquants dans des constructions gigantesques, tandis qu'en Europe centrale et orientale, les cathédrales nationales nouvellement construites à Bucarest, Tbilissi, Moscou, Belgrade et Varsovie rétablissent le prestige des Églises majoritaires dans un paysage religieux de plus en plus pluraliste. Pourtant, l'utilisation politique des infrastructures religieuses ne se limite pas aux églises chrétiennes: la Turquie et certains États arabes du golfe Persique ont investi massivement dans la construction de nouvelles mosquées à Tirana, Moscou, Pristina et en Asie centrale.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The aim of this session is to stimulate debate about theoretical ideas that have a bearing on the sociological study of religion. We welcome contributions from researchers applying both familiar and less familiar traditions of social theory to religious topics.Résumé de la session:
Le but de cette session est de stimuler le débat sur les idées théoriques ayant un impact sur l'étude sociologique de la religion. Nous acceptons les propositions de chercheurs mobilisant des théories connues comme moins connues sur des faits religieux.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The pandemic—as well as the social, technological, and political measures implemented to curb the spread of the infection—undoubtedly contributed to heightening the sense of a world marked by rapid change and profound uncertainty, giving rise to opposing positions and imaginaries about risk, responsibility, and the limits of collective action. This retrospective look, less than five years after the proclaimed end of this crisis phase (OMS, May 5, 2023), invites reflection on the ways in which religious and secular worldviews shape individual fears and hopes in relation to both individual and public health matters, as well as to the future of social organization. Furthermore, it invites a thorough examination of religion and its “building blocks”—beliefs, rituals, forms of communication, communities, and more—focusing on their capacity to adapt to rapidly evolving conditions and on the limits of such adaptability. The panel aims to include contributions from Latin America and other continents and to promote a comparative perspective, both across social contexts and within and between religious and secular traditions.Résumé de la session:
La pandémie — ainsi que les mesures sociales, technologiques et politiques mises en œuvre afin de freiner la propagation de l’infection — a indéniablement contribué à intensifier le sentiment d’un monde marqué par des transformations rapides et une profonde incertitude, suscitant des positions et des imaginaires opposés concernant le risque, la responsabilité et les limites de l’action collective. Ce regard rétrospectif, moins de cinq ans après la proclamation de la fin de cette phase de crise (OMS, 5 mai 2023), invite à réfléchir aux manières dont les visions du monde religieuses et séculières façonnent les peurs et les espoirs individuels en lien avec la santé, tant individuelle que publique, ainsi qu’avec l’avenir de l’organisation sociale. Il appelle en outre à un examen approfondi de la religion et de ses « éléments constitutifs » — croyances, rituels, formes de communication, communautés, entre autres — en mettant l’accent sur leur capacité d’adaptation à des conditions en évolution rapide ainsi que sur les limites de cette adaptabilité. Le panel vise à inclure des contributions provenant d’Amérique latine et d’autres continents et à promouvoir une perspective comparative, à la fois entre différents contextes sociaux et au sein des traditions religieuses et séculières ainsi qu’entre ellesSession Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Women have long been consistently more religious than men, but there are many indications that long-standing gender gap may be narrowing, closing or even reversing. Women’s participation in the labour force has accelerated secularisation (Kasselstrand & Kollmeyer 2025), likely due to decreased investment of religious socialisation of children in the home. Increased gender equality is thus expected to slowly reduce the overall levels of religiosity as well as the difference in religiosity between men and women. A recent review of the literature describes the potential closing of the gender gap as “an area ripe for future inquiry” (Becker, Bentzen and Kok 2025). At the same time, research on far-right discourse in Europe shows an increased preoccupation with traditional gender roles and anti-feminism, as well as claims on Christianity as a cultural and national identity. Recent studies from the US using panel data, show that attitudes to gender are strong predictors of changes in religiosity (McElroy et al.2025), pointing to and increased connection between religiosity, political conservatism and gender essentialism. This open paper session invites primarily empirical contributions from different methodological and geographical perspectives, that analyse the recent and developing relationships between religion, gender and attitudes to gender roles.Résumé de la session:
Les femmes ont longtemps été plus religieuses que les hommes, mais de nombreux indices montrent que cet écart entre les sexes, qui existe depuis longtemps, pourrait se réduire, disparaître, voire s'inverser. La participation des femmes au marché du travail a accéléré la sécularisation (Kasselstrand & Kollmeyer 2025), probablement en raison d'une diminution de l'investissement dans la socialisation religieuse des enfants à la maison. On s'attend donc à ce que l'amélioration de l'égalité entre les sexes réduise progressivement le niveau global de religiosité ainsi que les différences entre les hommes et les femmes en la matière. Une récente analyse documentaire décrit la réduction potentielle de l'écart entre les sexes comme « un domaine propice à de futures recherches » (Becker, Bentzen et Kok 2025). Parallèlement, les recherches sur le discours d'extrême droite en Europe montrent une préoccupation croissante pour les rôles traditionnels des sexes et l'antiféminisme, ainsi que des revendications sur le christianisme en tant qu'identité culturelle et nationale. Des études récentes menées aux États-Unis à partir de données de panel montrent que les attitudes à l'égard du genre sont de puissants prédicteurs des changements dans la religiosité (McElroy et al. 2025), soulignant un lien accru entre la religiosité, le conservatisme politique et l'essentialisme de genre. Cette session ouverte invite principalement des contributions empiriques issues de différentes perspectives méthodologiques et géographiques, qui analysent les relations récentes et émergentes entre religion, genre et attitudes envers les rôles de genre.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
The study of Eastern religions in Western countries has been marked by an empirically and historically disproportionate focus on the United States and Western Europe. Other regions have received considerably less attention or have been entirely overlooked. This section seeks to address this imbalance by providing a forum for papers that examine the presence of Indian and Far Eastern religions and religious movements in regions such as Latin America, Africa, or Eastern Europe.Résumé de la session:
L’étude des religions orientales dans les pays occidentaux a été marquée par une focalisation empirique et historique disproportionnée sur les États-Unis et l’Europe occidentale. D’autres régions ont reçu une attention considérablement moindre ou ont été entièrement négligées. Cette section cherche à corriger ce déséquilibre en offrant un espace pour des articles qui examinent la présence des religions et des mouvements religieux indiens et extrême-orientaux dans des régions telles que l’Amérique latine, l’Afrique ou l’Europe de l’Est.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
It is safe to say that most religion today is experiential. Since at least the 1960s, emerging forms of religiosity, whether on the charismatic conservative or holistic spiritualities side have promoted democratized forms of practices that were priorly reserved for “religious virtuosi” (Weber) and mystical quests. This tectonic shift from sober ritual and belief to the quest for religious experience has penetrated mainstream religious traditions which all present surges in mystical experimentations, exercises, and practices, while the writings of historical mystics continue to feed an increasing output of popular literature, from the more explicitly religious to self-help. We see this in all types of Christianity, including Eastern Orthodoxy, but also in Islam, with the rapid rise of pietist movements on the one hand and the return of Sufism on the other. Hinduism, Buddhism, and Taoism-inspired spiritual practices, like yoga, meditation, and qigong, are now omnipresent well beyond urban settings and the middle class. They remain at their core oriented towards extraordinary experiences. While the concept of mysticism has been duly deconstructed, the time is ripe to revisit it again in a reconstructive mindset to help us understand, analyze, and compare the range of “mystical” experiences today. The aim of this panel is intentionally broad. It invites theoretical investigations as well as studies on the uses of mystics’ writings and practices. It is also open to studies of the movements that coalesce around mystical figures dead or alive, from Vivekananda to Guru Mai. An example is the living saint Amma of South-Indian origin, who is recognized as a fully realized being and who is now at the center of a veritably global movement, having travelled the world incessantly, giving out her hugs (darshans). Having founded an important humanitarian organization (Embracing the World) and a network of universities, having an observatory status at the UN and a UNESCO Chair, the case of Amma shows how a mystical figure can also ripple into wider society, not to mention how she has been celebrated by Indian prime minister Modi. This panel therefore encourages out-of-the-box and innovative perspectives onto mysticism, with a penchant for analyses that take it from the point of view of relationality and social effects.Résumé de la session:
Il est raisonnable d’affirmer qu’aujourd’hui, la plupart des formes de religion sont expérientielles. Depuis au moins les années 1960, les nouvelles formes de religiosité, qu’elles relèvent du pôle charismatique conservateur ou des spiritualités holistiques, ont promu des pratiques démocratisées qui étaient auparavant réservées aux « virtuoses religieux » (Weber) et aux quêtes mystiques. Ce basculement tectonique, passant du rituel sobre et de la croyance à la quête d’expérience religieuse, a pénétré les traditions religieuses dominantes, qui connaissent toutes des poussées d’expérimentations, d’exercices et de pratiques mystiques, tandis que les écrits des mystiques historiques continuent d’alimenter une production croissante de littérature populaire, allant du registre explicitement religieux au développement personnel.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Gender differences in religious belief and practice have been a central focus in the sociology of religion for decades. Research has consistently shown that women, especially in Christian-majority contexts, are more religious than men and more active in congregational life. Yet leadership in most religious organizations continues to be dominated by men.Résumé de la session:
Les différences de genre en matière de croyances et de pratiques religieuses constituent un thème central de la sociologie des religions depuis plusieurs décennies. Les recherches ont montré de manière constante que les femmes, en particulier dans les contextes à majorité chrétienne, sont plus religieuses que les hommes et plus actives dans la vie communautaire. Pourtant, les positions de leadership au sein de la plupart des organisations religieuses restent largement dominées par les hommes.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In a context of social and political crises, new spiritualities and healing practices (associated with them) appear as techniques offering alternative ways of inhabiting the world. Combining self-care, spirituality, and a desire to reconnect with life, these practices (inspired by shamanic traditions, eco-spiritualities, and more broadly, practices known as healing and/or wellness) offer a relationship with the world based on more sensitive and physical experiences.Résumé de la session:
Dans un contexte de crises sociales et politiques, les nouvelles spiritualités et les pratiques de guérison (qui leur sont associées) apparaissent comme des techniques proposant d’autres manières d’habiter le monde. Articulant soin de soi, dimension spirituelle et volonté de reconnexion au vivant, ces pratiques (inspirées des traditions chamaniques, des éco-spiritualités, et plus largement des pratiques dites de soin et/ou de bien-être) proposent un rapport au monde fondé sur des expériences plus sensibles et corporelle.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
In a global context marked by ecological, political, economic, and existential uncertainty, reproduction appears to be a central arena where futures are projected, negotiated, and contested (Franklin & Inhorn: 2025). Fertility and infertility are never solely biological issues: they involve religious and secular norms (Mathieu 2018, 2020), medical and spiritual practices, moral imaginaries, and power relations linked to gender, sexuality, class, race, and age.Résumé de la session:
Dans un contexte global marqué par l’incertitude écologique, politique, économique et existentielle, la reproduction apparaît comme un lieu central où se projettent, se négocient et se disputent les futurs (Franlin & Inhorn: 2025). Fertilité et infertilité ne relèvent jamais du seul biologique : elles engagent des normes religieuses et séculière (Mathieu 2018, 2020), des dispositifs médicaux et spirituels, des imaginaires moraux, ainsi que des rapports de pouvoir liés au genre, à la sexualité, à la classe, à la race et à l’âge.Session Convener(s): Organisateur(s) de la session:
Session Abstract:
Synodality was a defining feature of Francis’s papacy and its ethos and practices continue to be affirmed by Pope Leo. It offers the church an empowering institutional resource with which to reinvigorate the principles of lay authority, critical inquiry, and co-responsibility elaborated by Vatican II. Synodality also propels the ongoing dialogue between doctrinal ideas and secular realities that is necessary to ensure the church’s public relevance. This panel invites papers that address synodal performativity from within a range of local, national, and geo-regional contexts; offer an assessment of its accomplishments; and critical reflection on the challenges and opportunities presented in the reclaiming of a church constituted by the whole People of God.Résumé de la session:
La synodalité a été une caractéristique marquante du pontificat de François, et son esprit et ses pratiques continuent d'être affirmés par le pape Léon. Elle offre à l'Église une ressource institutionnelle précieuse pour revigorer les principes d'autorité des laïcs, d'esprit critique et de coresponsabilité, tels qu'ils ont été élaborés par Vatican II. La synodalité alimente également le dialogue permanent entre les idées doctrinales et les réalités séculières, dialogue indispensable pour garantir la pertinence de l'Église dans la société. Ce colloque invite à soumettre des communications qui abordent la mise en œuvre de la synodalité dans divers contextes locaux, nationaux et géorégionaux ; qui proposent une évaluation de ses réalisations ; et qui offrent une réflexion critique sur les défis et les opportunités liés à la réappropriation d'une Église constituée par l'ensemble du Peuple de Dieu.Le XXIème siècle est marqué par des changements rapides dans un contexte d’incertitude. Parallèlement aux désastres environnementaux et aux destructions militaires, les institutions autrefois chargées d’assurer l’ordre, le progrès, la paix, l’égalité, la justice sociale et la démocratie libérale sont ébranlées. Le paysage est façonné par les inégalités, les progrès technologiques et l’émergence de régimes politiques et économiques autoritaires. Dans ce contexte, la religion apparaît comme un espace de production publique de sens, d’imagination politique et de discussion sur le futur, entre le salut et la catastrophe, entre le rétablissement de l’ordre et l’exploration de nouvelles possibilités.
Cette conférence s’ouvre par une série de questions : quelles pratiques religieuses et spirituelles se manifestent dans un monde caractérisé par la fragmentation et la montée de l’autoritarisme ? De quelle manière les mythes, les rituels et l’esthétique religieuse influencent-ils les visions du monde qui déterminent quelles vies sont valorisées et protégées ? Quels rôles les religions et leurs vis-à-vis séculiers jouent-ils dans la réinvention de l’autorité, du charisme et de la communauté à l’ère du désenchantement et de la crise démocratique ? De même, quelles sont les pratiques et les récits que les religions encouragent face à la guerre, à la violence et à la pauvreté ?
Les rituels, les corps et les images expriment certes la foi, mais ils façonnent également les mondes, définissent ce qui est vu et dit, et créent des communautés et des frontières. Dans les sociétés modernes, la performativité religieuse agit comme un outil de possibilité : elle peut renforcer le fantasme d’une pureté retrouvée ou cultiver des imaginaires de coexistence, de réparation et de soin de la planète.
La conférence encourage à examiner les croyances, les craintes et les espoirs actuels. En ces temps de division, de faible multilatéralisme et de défis démocratiques, les religions et les spiritualités redéfinissent les langages de l’autorité, de l’ordre, de la résistance et de la vie. Analyser leurs aspects performatifs implique de s’interroger sur la manière dont les récits des fins des mondes sont construits et dont de nouveaux départs sont mis en œuvre au seuil de la destruction.
Calendrier :
Le XXIème siècle est marqué par l’incertitude. Parallèlement à la destruction de l’environnement et aux conflits armés, nous assistons à l’effondrement des institutions qui garantissaient autrefois l’ordre, le progrès, la paix, l’égalité, la justice sociale et la démocratie libérale. Les disparités extrêmes de richesse, les multiples inégalités, l’effondrement écologique, l’expansion technologique et l’émergence de systèmes politiques et économiques autoritaires dessinent un paysage de crise et de changement à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, la religion est devenue un domaine de création de sens, d’imagination politique et de débat sur l’avenir, oscillant entre salut et désastre, entre rétablissement de l’ordre et acceptation de nouvelles possibilités. La réflexion se déroule à trois niveaux.
Mondes devant l’abysse. Le sentiment d’effondrement écologique, institutionnel et épistémique donne naissance à des formes de religiosité marquées par l’urgence et le deuil. Dans un climat social marqué par des émotions négatives telles que la peur et le ressentiment, les récits de salut national, racial ou moral se propagent. Dans ces visions, la religion s’associe à des discours technocratiques, militarisés ou conspirationnistes dans lesquels la foi en des algorithmes ou en des leaders charismatiques entre en concurrence avec le débat démocratique.
Performativité. Dans la sphère politico-religieuse, les gestes, les protestations, les corps et les affects ont un pouvoir constitutif. L’exercice de l’autorité, qu’il s’agisse des chefs religieux, des figures de la finance ou de la crypto-économie, prend la forme de rituels de purification, de productivité et de contrôle. Cette démonstration théâtrale du pouvoir établit l’ordre social, justifie les hiérarchies fondées sur le genre, la race ou la nation, et expose les failles qui permettent l’émergence de pratiques impures, hybrides, populaires, interreligieuses ou subalternes, transcendant les frontières de l’humain et du sacré.
Fabrication du futur. Dans ce contexte, la religion fournit des cadres permettant d’imaginer les horizons d’action futurs. Des dystopies transhumanistes à la cosmopolitique indigène, en passant par les discours sur la guerre sainte et la spiritualité du soin planétaire, les visions de l’avenir et de la fraternité universelle se multiplient. Les religions, les spiritualités et le sacré deviennent alors des arènes de conflit où s’affrontent des projets géopolitiques, des ontologies contradictoires et des sensibilités esthétiques mondiales. Penser la religion aujourd’hui, c’est examiner la manière dont se manifestent les frontières entre l’humain et le non-humain, entre les vies protégées et les vies rejetées, entre la personne considérée comme une marchandise et la personne considérée comme un être sacré. Penser avec la religion implique donc de s’interroger sur la manière dont les mondes prennent fin et dont, au milieu des ruines, de nouveaux commencements sont possibles.
A registration desk will be provided at the Faculty of Social Sciences, University of Buenos Aires (Santiago del Estero 1029) during the conference days.
The registration desk’s opening hours:
(*) Membres issus de pays dont la monnaie n’est pas convertible, étudiants, collègues retraités, chômeurs et partenaires de membres à part entière.
(**) Non-membres assistant à la conférence sans présenter une communication.
Buenos Aires est la capitale politique et culturelle de l’Argentine et un centre majeur de la vie académique, artistique et intellectuelle. La ville est socialement et religieusement diversifiée, offrant un contexte riche pour les échanges académiques internationaux et les discussions comparatives sur les croyances, la sécularisation et les changements sociaux.
Réputée pour la diversité de son architecture et sa scène culturelle, son paysage urbain combine des avenues d’inspiration européenne et un design contemporain. Les activités culturelles comprennent des productions à grande échelle ainsi que des théâtres indépendants, des centres culturels et des musées. Des festivals, des concerts et des événements publics ont lieu tout au long de l’année et se prolongent souvent tard la nuit, contribuant à sa réputation de ville qui ne dort jamais.
La ville est également l’un des centres gastronomiques les plus importants d’Amérique latine. La cuisine traditionnelle porteña, en particulier le célèbre bœuf argentin servi dans les parrillas locales, coexiste avec un large éventail d’options culinaires régionales et internationales. Les cafés historiques et les pizzerias établies de longue date, en particulier le long de l’Avenida Corrientes, occupent une place centrale dans la vie urbaine quotidienne.
Le sport joue un rôle central dans l’imaginaire culturel local. Buenos Aires accueille de grands événements internationaux, notamment des tournois de polo et de tennis de classe mondiale, et est le théâtre de la célèbre rivalité footballistique entre River Plate et Boca Juniors.
La ville est facilement accessible, avec deux aéroports internationaux et un réseau de transports publics étendu. Ses infrastructures d’accueil, allant des hôtels aux institutions culturelles, répondent aux besoins des visiteurs académiques. Elle offre un contexte urbain propice aux échanges académiques, alliant des infrastructures institutionnelles solides à un environnement culturel et social riche.
Buenos Aires est une ville moderne et sûre qui dispose de services de santé de qualité. Il n’y a pas de risques sanitaires majeurs et aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer en Argentine. L’eau du robinet est potable dans toute la ville.
Des hôpitaux publics et privés sont présents dans toute la ville de Buenos Aires. L’accès aux services de santé pour les visiteurs étrangers est soumis aux conditions d’assurance maladie.
En cas d’urgence médicale, vous pouvez appeler gratuitement le 107, disponible 24 heures sur 24, pour demander une ambulance.
Des services d’interprétation sont disponibles en anglais, portugais, français, italien et japonais.
Comme dans toute grande métropole, des délits mineurs et des vols peuvent se produire. Il est conseillé aux visiteurs de prendre les précautions d’usage, en particulier dans les zones touristiques et les lieux très fréquentés. Nous vous recommandons de garder vos effets personnels avec vous à tout moment, d’utiliser des taxis agréés ou des services de VTC et de veiller à ce que vos sacs et sacs à dos restent fermés. Le soir, restez dans les rues bien éclairées et évitez d’exhiber vos objets de valeur.
En cas d’urgence, appelez le 911.
Pour toute assistance non urgente, les services suivants sont disponibles :
Si vous êtes victime d’abus, de mauvais traitements ou de discrimination pendant votre séjour, vous pouvez contacter le défenseur du touriste, l’organisme public chargé de protéger les droits des touristes.
Des centres d’assistance aux touristes sont également disponibles à Recoleta et Puerto Madero.
Le poste de police du tourisme aide les visiteurs en cas de perte d’objets, de vol, de disparition de personnes et d’autres incidents, et peut les aider à contacter les ambassades ou les consulats si nécessaire. Des services d’interprétation sont disponibles en anglais, portugais, français, italien et japonais.
La monnaie nationale de l’Argentine est le peso argentin (ARS). Il utilise le même symbole ($) que le dollar américain ; sauf indication contraire, les prix indiqués avec le symbole « $ » sont en pesos argentins. Les dollars américains sont généralement indiqués par U$S.
La plupart des hôtels et de nombreux magasins acceptent les cartes de crédit ou de débit, mais certains petits commerces n’acceptent que les espèces.
Vous pouvez obtenir de la monnaie locale dans les casas de cambio (bureaux de change) et dans la plupart des banques (une pièce d’identité est requise). Vous pouvez également retirer de l’argent aux distributeurs automatiques répartis dans toute la ville, qui fonctionnent 24 heures sur 24 et acceptent les principales cartes internationales.
Dans le district financier central, en particulier le long de la rue Florida, des changeurs informels peuvent proposer des services de change. Ces opérateurs sont illégaux et, pour des raisons de sécurité, il est fortement recommandé aux visiteurs de ne changer leur argent que dans des établissements agréés.
Nous vous recommandons de changer de petites sommes à la fois et de conserver les reçus de transaction, qui peuvent être exigés si vous souhaitez reconvertir vos pesos en devises étrangères. Au moment du départ, les reconversions en devises étrangères sont généralement limitées à l’équivalent de 100 USD en espèces.
Achats hors taxes : les visiteurs étrangers peuvent demander le remboursement de la TVA sur les achats éligibles de produits fabriqués dans le pays effectués dans les points de vente affiliés à Global Blue Argentina. Les reçus doivent être conservés et les formulaires remplis à la douane au moment du départ.
L’Argentine est à l’heure UTC/GMT-3, sans heure d’été. À Buenos Aires, la journée commence généralement tôt et se termine tard dans la soirée.
L’alimentation électrique en Argentine est de 220 à 240 volts (courant alternatif). Les prises électriques utilisent des fiches à deux ou trois broches plates, dont les broches supérieures sont inclinées. Il est donc conseillé aux voyageurs d’emporter des adaptateurs et/ou des transformateurs.
L’indicatif international pour l’Argentine est le 54, et l’indicatif régional pour Buenos Aires est le 11.
Pour les appels nationaux en Argentine, composez le 0, suivi de l’indicatif régional et du numéro. Pour les appels internationaux depuis l’Argentine, composez le 00 avant l’indicatif du pays.
Les cartes SIM prépayées peuvent être achetées dans les magasins de téléphonie mobile et dans de nombreux kiosques. Les principaux réseaux mobiles sont Personal, Movistar et Claro.
Buenos Aires offre plus de 250 points d’accès Wi-Fi publics gratuits, notamment dans les réseaux de métro et de bus. De nombreux cafés, bars et restaurants proposent également une connexion Wi-Fi gratuite à leurs clients.
Fondée en 1821, l’Université de Buenos Aires (UBA) est la plus grande université publique d’Argentine. Elle est considérée comme l’un des centres d’études les plus prestigieux d’Amérique et du monde. Depuis le milieu du XXe siècle, son modèle d’accès gratuit et sans restriction a élargi l’accès à l’enseignement supérieur tout en maintenant des standards académiques élevés.
Faculté des sciences sociales, Université de Buenos Aires
Sede Constitución, Santiago del Estero 1029 – C1075AAU CABA – Argentina
Téléphone +54 (11) 4305- 6087/6168

Buenos Aires offre un large éventail d’attractions culturelles, et nous encourageons les participants à visiter ses principaux sites touristiques.
L’un des opéras les plus importants au monde, le Teatro Colón est internationalement reconnu pour son acoustique et son architecture. Ouvert en 1908, il a accueilli les plus grands musiciens, chefs d’orchestre et danseurs tout au long du XXe siècle.
La Casa Rosada est le siège du gouvernement national argentin et du cabinet du président. Située sur la Plaza de Mayo, elle joue un rôle central dans l’histoire politique du pays depuis le XIXe siècle.
Le Cabildo de Buenos Aires était le centre de l’administration coloniale espagnole et un lieu clé pendant la Révolution de mai 1810. Aujourd’hui, il abrite un musée national consacré à la période coloniale et aux débuts de l’indépendance de l’Argentine.
Face à la Plaza de Mayo, la cathédrale métropolitaine est le principal lieu de culte catholique en Argentine. C’est là que le pape François a célébré la messe avant d’entrer en fonction au Vatican en 2013. Elle abrite aujourd’hui un musée qui expose certains de ses objets personnels et liturgiques.
L’Obélisco de Buenos Aires est l’un des monuments les plus emblématiques de la ville. Situé à l’intersection de l’Avenida 9 de Julio et de l’Avenida Corrientes, il a été érigé en 1936 pour commémorer le quatrième centenaire de la fondation de Buenos Aires et marque l’endroit où le drapeau national argentin a été hissé pour la première fois dans la ville.
Le cimetière de Recoleta est l’un des sites historiques les plus visités de Buenos Aires. Connu pour ses mausolées monumentaux et sa diversité architecturale, il abrite les tombes de personnalités nationales éminentes, dont Eva Perón.
San Telmo est l’un des plus anciens quartiers de Buenos Aires et comprend une grande partie du district historique de la ville. Le quartier est connu pour son architecture coloniale, ses rues pavées et sa forte identité locale. Historiquement associé au port et au passé immigrant de la ville, San Telmo combine des bâtiments anciens avec des antiquaires, des galeries, des cafés et des espaces culturels. Le dimanche, le quartier accueille un marché en plein air autour de la Plaza Dorrego, où l’on trouve des antiquités, de l’artisanat et des spectacles.
Situé dans le quartier de Puerto Madero, le Puente de la Mujer est un pont piétonnier tournant conçu par l’architecte espagnol Santiago Calatrava. Il est devenu le symbole de la rénovation urbaine contemporaine de la ville. Son design s’inspire des silhouettes d’un couple dansant le tango, et son mécanisme pivotant permet aux bateaux de passage de franchir le quai.
Situé dans le quartier de La Boca, Caminito est un musée en plein air connu pour ses bâtiments aux couleurs vives et son patrimoine artistique. Cette zone reflète l’histoire portuaire et immigrée de la ville et est devenue un lieu culturel emblématique au milieu du XXe siècle grâce au travail d’artistes locaux, notamment Benito Quinquela Martín.
El Ateneo Grand Splendid est une librairie installée dans un ancien théâtre datant de 1919. Souvent classée parmi les plus belles librairies du monde, elle a conservé une grande partie de son architecture d’origine.
Le Musée national des beaux-arts abrite l’une des plus importantes collections d’art d’Amérique latine, dont la plus grande collection d’art argentin. Situé dans le quartier de Recoleta, sa collection permanente présente des œuvres de grands artistes européens et argentins, ainsi que des expositions de photographie, de sculpture et d’art précolombien. Fondé en 1896, le musée est installé dans ses locaux actuels depuis 1933.
Situé dans le parc Tres de Febrero, El Rosedal compte plus de 18 000 roses et est reconnu internationalement pour son aménagement paysager. C’est l’un des parcs publics les plus populaires de la ville.
Situé dans le parc Tres de Febrero, dans le quartier de Palermo, le planétarium Galileo Galilei est l’un des principaux sites scientifiques et éducatifs de Buenos Aires. Ouvert dans les années 1960 et rénové en 2017, il dispose d’un grand dôme de projection, d’expositions interactives et de spectacles audiovisuels consacrés à l’astronomie et aux sciences spatiales.
La Bombonera, officiellement connue sous le nom d’Estadio Alberto J. Armando, est le stade du Boca Juniors, l’une des équipes de football les plus importantes d’Argentine. Situé dans le quartier de La Boca, près de Caminito, il est connu pour ses tribunes escarpées et son design caractéristique. Il est historiquement associé à Diego Maradona et abrite un musée dédié au club.
El Monumental est le stade du River Plate, l’une des équipes de football les plus importantes d’Argentine. Situé dans le quartier de Núñez, c’est le plus grand stade du pays et il accueille régulièrement les matchs de l’équipe nationale argentine. Ouvert en 1938 et agrandi pour la Coupe du monde de football de 1978, il abrite également le musée du River Plate et accueille de grands événements culturels et musicaux.
Avec ses 350 hectares, la réserve écologique Costanera Sur est le plus grand espace vert de la ville. Elle offre des sentiers de randonnée et la possibilité d’observer la faune et la flore locales à proximité du centre-ville.
Le Parque Lezama est un parc public traditionnel situé dans le quartier de San Telmo, qui abrite le Musée historique national. Ce site est souvent associé à la fondation de Buenos Aires en 1536 et reste un espace public important dans la partie sud de la ville.
Le Palacio Barolo est un immeuble de bureaux emblématique inspiré de la Divine Comédie de Dante Alighieri, organisé en trois sections représentant l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Il a été inauguré en 1923 et était à l’époque le plus haut bâtiment d’Amérique du Sud.
Source: https://turismo.buenosaires.gob.ar/en/recorrido/must-see-attractions
Les visiteurs de nombreuses nationalités peuvent entrer en Argentine pour un séjour maximal de 90 jours sans visa. Pour vérifier si un visa est requis pour votre nationalité, veuillez consulter les informations officielles fournies par les autorités argentines ou votre ambassade ou consulat local.
Les citoyens des pays du Mercosur peuvent entrer en Argentine avec leur seule carte d’identité nationale.
L’Argentine ne facture plus de frais de réciprocité aux citoyens des États-Unis, du Canada ou d’Australie.
Conformément au décret d’urgence (DNU) n° 366/2025, publié en 2025 par le gouvernement argentin, une assurance médicale de voyage valide est obligatoire pour tous les visiteurs étrangers qui ne sont pas résidents permanents afin de pouvoir entrer dans le pays.
Tous les ressortissants étrangers non-résidents doivent disposer d’une assurance médicale couvrant les frais de santé pendant toute la durée de leur séjour en Argentine. Le défaut de présentation d’une preuve de couverture peut entraîner le refus d’entrée sur le territoire.
Les visiteurs peuvent être tenus :
En outre, en vertu de cette réglementation, les visiteurs étrangers non-résidents n’ont pas le droit d’accéder aux services de santé publics sans assurance, à moins de payer les services médicaux à l’avance.
Cette exigence s’applique aux :
Les résidents permanents et les citoyens argentins sont exemptés de cette exigence.
Nous recommandons vivement aux participants de souscrire une assurance médicale de voyage appropriée avant leur départ et d’emporter avec eux une copie numérique ou imprimée de leurs documents d’assurance
Présidente : Verónica Giménez Béliveau
Membres :
